Un indice de volatilité basé sur les tweets de Trump

©AFP

JPMorgan a lancé un indice baptisé Volfefe pour mesurer la volatilité des marchés d'actions à chaque tweet de Donald Trump. L'activité du président américain sur le réseau social a amené, en effet, plus de volatilité sur les marchés.

Alors que les gestionnaires de fonds s'arrachent les cheveux à chaque tweet de Donald Trump, la banque JPMorgan a voulu mesurer l'impact des tweets du président américain sur les marchés. Elle a créé un indice, Volfefe, en clin d'oeil à un mystérieux tweet de Donald Trump le 31 mai 2017, utilisant le terme Covfefe.

Pic d'activité vers 13h

Depuis son élection à la présidence des Etats-Unis, en novembre 2016, le président de Trump a tweeté environ 14.000 fois, soit dix tweets par jour, à l'attention de ses 64 millions de followers. Mais JPMorgan a calculé que seuls 4.000 de ses tweets ont été publiés durant les heures d'ouverture des marchés jusqu'à la fin 2018. Seuls 146 ont eu un impact significatif sur les marchés. La banque note que ces derniers temps, les tweets de Donald Trump ayant un fort impact sur les marchés ont augmenté, et ont coïncidé avec une hausse de la volatilité sur les titres.

JPMorgan observe que les tweets du président américain connaissent un pic d'activité vers 13h aux Etats-Unis (côte est), soit 19h en Europe continentale. Mais les analystes remarquent que Donald Trump tweete autant à 3h du matin qu'à 15h, en pleine activité des marchés. Entre 5h et 10h du matin, Donald Trump ne tweete pas.

La Fed, sujet de prédilection

Le contenu des tweets les plus perturbants du président américain comprend les mots: Chine, Réserve Fédérale américaine, milliards, démocrates, "great", produits, et dollars. "La plupart des tweets du président américain ont été focalisés sur la Réserve Fédérale américaine. Comme les tensions commerciales sont en général vues comme perturbant fort les performances économiques à court terme, la réaction de la Fed à ces développements s'est placée au centre des attentions des marchés", remarque Munier Salem, analyste chez JPMorgan.

Le président américain s'est en effet attaqué à travers le média social à la Réserve fédérale américaine en lui reprochant sa politique monétaire, qui ne soutient pas l'économie américaine, selon lui. Il a aussi utilisé Twitter pour annoncer des nouvelles taxes sur les importations chinoises, en pleines tensions commerciales.

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