Une "Bank of England" plus féminine

Catherine Mann, recrue de choix pour la Banque d'Angleterre. ©siska vandecasteele

L’économiste américaine Catherine Mann va intégrer le comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre.

D’aucuns la qualifient de "star de l’économie". Catherine Mann, l’ex-chef économiste de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), rejoindra, en septembre, le comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre en tant que membre externe.

Celle qui était jusqu’à récemment la "global chief economist" de Citibank remplacera le Belgo-Britannique Gertjan Vlieghe dont le mandat vient à échéance en août. Elle sera la deuxième femme à intégrer ce comité après Silvana Tenreyro (London School of Economics). La vénérable Bank of England, surnommée la "Vieille dame de Threadneedle Street", est souvent épinglée pour son manque de diversité au sein de son management.

Le Trésor britannique nomme quatre membres externes dans ce comité de neuf personnes afin d’apporter leur expertise et leur vision extérieure sur l’économie.

En tant que chef économiste de l’OCDE de 2014 à 2017, elle a apporté à l'organisation basée à Paris un certain pragmatisme typiquement américain.

Catherine Mann dispose d’un CV en béton. Diplômée du MIT et de Harvard, elle a enseigné à l'Université de Brandeis (Massachusetts). Elle a également officié au sein du groupe des conseillers économiques de George Bush senior. Elle a surtout travaillé treize années à la Réserve fédérale américaine de 1984 à 1997. En tant que chef économiste de l’OCDE de 2014 à 2017, elle a apporté à l'organisation basée à Paris un certain pragmatisme typiquement américain, encourageant notamment la Banque centrale européenne (BCE) à en faire davantage pour soutenir la croissance.

Gertjan Vlieghe, qu'elle remplace, est plutôt considéré comme une "colombe" monétaire. Elle devrait également opter pour une certaine souplesse en matière de taux. Jeudi, la Banque d'Angleterre a maintenu son taux directeur à 0,1%, tout en prévenant que l'inflation risquait d'accélérer, tout au moins temporairement.

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