Publicité

Une rotation sectorielle se dessine sur les marchés européens

Selon Emmanuel Cau, stratégiste chez Barclays, cette rotation sectorielle a encore du potentiel à court terme puisque les investisseurs institutionnels sont encore sur la défensive. ©BELGAIMAGE

Banques, compagnies aériennes, constructeurs automobiles... Tous ces secteurs malmenés en bourse depuis le début de la crise du Covid-19 sont en train de trouver une seconde jeunesse. Mais pour combien de temps?

Assisterions-nous à un changement de paradigme sur les marchés financiers? Galvanisés par les soutiens monétaire et budgétaire, les investisseurs délaissent les valeurs défensives pour se ruer vers des actions massacrées ces derniers mois. En Europe, le compartiment du tourisme a ainsi repris environ 11% en une semaine alors qu'il affiche l'une des plus fortes baisses sectorielles cette année (environ -32%). Même constat du côté des valeurs automobiles (environ +10% en cinq séances) et des banques (environ +9%). À titre de comparaison, l'indice Stoxx 600 a gagné près de 4% sur la même période.

+11%
Ruée sur les valeurs du tourisme
En cinq séances, le secteur européen du tourisme a gagné plus de 10% en bourse. A l'inverse, le compartiment de la santé est le seul à avoir subi des prises de bénéfices.

Selon Emmanuel Cau, stratégiste chez Barclays, cette rotation sectorielle pourrait se poursuivre à court terme puisque les fonds gardent encore un positionnement plus défensif. La baisse de la volatilité, combinée à une reprise de l'activité économique, enverraient alors un signal d'achat et alimenteraient la peur de certains investisseurs institutionnels de passer à côté du rebond ("fear of missing out" ou FOMO en anglais).

Mais quid à plus long terme? Pour les analystes de JPMorgan, tout ceci est probablement temporaire et devrait s'essouffler durant l'été. En cause, des indicateurs auprès des directeurs d'achat (PMI) qui, après une certaine stabilisation ces prochains mois, devraient commencer à souffrir des difficultés rencontrées sur le marché du travail. Qui plus est, une fois le scénario d'une reprise progressive pris en compte, les investisseurs se tourneront vers des risques mis de côté comme les tensions sino-américaines ou l'impact à plus long terme de la pandémie.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés