Wall Street plonge à son plus bas niveau en sept semaines

©REUTERS

Les principaux indices de Wall Street sont tombés à leur plus bas niveau en près de sept semaines lundi, le Dow Jones perdant jusqu'à 900 points. L'indice CBOE de volatilité du marché, une mesure de l'anxiété des investisseurs, a lui atteint son plus haut niveau en près de deux semaines.

Les principaux indices de Wall Street sont tombés à leur plus bas niveau en près de sept semaines lundi, les actions souffrant des inquiétudes concernant un retour au confinement dans plusieurs pays européens, faisant craindre une reprise plus longue que prévue pour l'économie américaine. Cette incertitude sanitaire s'ajoute à l'incertitude politique à six semaines de l'élection présidentielle et après le décès vendredi de Ruth Bader Ginsburg, l'une des neuf membres de la Cour suprême. Pour de nombreux observateurs en effet, le bras de fer prévisible entre républicains et démocrates sur la nomination d'un nouveau juge complique la recherche d'un compromis sur de nouvelles mesures de relance.

"L'idée que nous aurions un nouveau paquet de mesures de soutien budgétaire avant l'élection semble désormais exclue", dit Ed Campbell, gestionnaire de porte-feuille et directeur général de QMA à Newark, New Jersey. "Les élections nous donnent aussi des sueurs froides, avec la possibilité d'une issue contestée ou différée", ajoute-t-il.

L'indice Dow Jones a terminé la journée à 27.147,70 points, perdant 509,72 points, soit 1,84%. Le Standard & Poor's 500 recule lui de 1,16% à 3.281,06 points, tandis que le Nasdaq Composite a limité la casse, cédant 0,13% à 10.778,80 points. La dernière heure de cotation a amorti le recul, permettant notamment au Nasdaq de revenir pratiquement à la stabilité.

Les secteurs bancaire et touristique trinquent

Parmi les valeurs les plus exposées aux retombées économiques de mesures de confinement, le géant de l'hôtellerie Marriott perd 6,87% et l'exploitant de casino Wynn Resorts 6,95%. Les compagnies aériennes ont également été tourmentées.

Le secteur bancaire figure aussi parmi les plus pénalisés après les révélations d'un consortium de journalistes qui les accusent d'avoir permis le blanchiment d'argent sale à grande échelle. La banque JPMorgan Chase recule de 3,09% et la Bank of New York Mellon de 4,04%. Sur le marché des matières premières, le pétrole a lui aussi souffert des craintes liées à la crise sanitaire et à ses conséquences sur l'activité économique. La compagnie pétrolière Chevron dévisse ainsi à 2,44%.

L'un des grands perdants de la journée reste Nikola qui chute de 19,33% après l'annonce de la démission du fondateur et CEO du constructeur de véhicules utilitaires électriques, Trevor Milton.

Contrairement aux précédentes séances, la semaine dernière, les valeurs technologiques ont un peu redressé le cap. Ainsi Zoom Video Communications, la plateforme de visioconférence ou de réunions amicales à distance dont l'activité s'est envolée pendant les semaines de confinement, finit sur un bon de 6,78%. Oracle gagne de son côté 1,79% après l'annonce d'une prise de participation de 12,5% dans TikTok Global.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés