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Qui sont les six participants vedettes du Rallye Boursier?

Nos six candidats vedettes sont prêts pour le Rallye Boursier qui a démarré depuis lundi. Les six participants nous font part de leurs attentes et de leur stratégie pour le concours.

Pendant les dix semaines de compétition, nous nous intéresserons particulièrement à la stratégie et aux performances de six participants. Notre "coach" Kévin Jacobs, analyste financier pour la revue L'Investisseur, se penchera chaque semaine sur le portefeuille d'une des vedettes et livrera de précieux conseils.

Simon Gougnard | L’athlète

©ANTONIN WEBER / HANS LUCAS

"Je vais me dire que c'est vraiment mon argent, que j'ai travaillé pour l'avoir."
Simon Gougnard

Champion olympique et champion du monde avec l'équipe nationale de hockey, Simon Gougnard est à 30 ans au sommet de sa carrière sportive.

Le gaillard à encore de belles années devant lui "avec la coupe du monde dans un an et demi et les JO de Paris en 2024 et après je pense que je mettrai le stick au placard au niveau international, mais je continuerai en club tant que ça m'amuse et que j'ai le temps".

Le temps de Simon Gougnard est principalement dédié au hockey. Mais sur son "temps libre", ce diplôme en management se charge de faire grandir la start-up TheStrongCompany qu'il a lancée avec un associé pour livrer des kits sport, alimentation et bien-être aux entreprises.

"Je ne suis pas père de famille, mais en bourse j'ai plutôt un profil de 'bon père de famille'", nous confie Simon Gougnard, "c'est un peu contre nature, mais pour le Rallye, je vais plus aller dans les actions et investir dans du court terme. Je vais essayer d'un petit peu anticiper l'actualité, ça va être chouette!".

"Je vais me dire que c'est vraiment mon argent, que j'ai travaillé pour l'avoir", avoue le joueur du club de Brasschaat. Il mise sur "une plus-value tournant autour des 15%, parce que faire plus, ça serait énorme, et faire du 10%, ça serait un peu trop conservateur à mon goût".

Lorena Billi | La novice

©ANTONIN WEBER / HANS LUCAS

"Quand on est novice, on analyse tout. On n'a pas encore de repère pour mettre en place une stratégie sur toute la durée du concours."
Lorena Billi

C'est la deuxième participation de Lorena Billi au Rallye. "L'an dernier, j'avais été très présente, je suivais quasi tous les jours. Mais au fur et à mesure du concours, on commence à se poser des questions de stratégie... faut-il être plus actif, moins actif? Effectuer tous les ordres que le concours permet ou attendre que ces premiers paris réussissent?", se rappelle cette assistante de direction de 31 ans qui revendique pleinement son statut du "novice".

"Quand on est novice, on analyse tout. On n'a pas encore de repère ou d'habitude pour mettre en place une stratégie sur toute la durée du concours", nous explique Lorena Billi. Elle met aussi en avant le côté "mental" de la discipline: "On doit avoir un certain contrôle de soi-même par rapport à l'argent et la fluctuation de son capital."

Lorena prend vraiment le concours comme le terrain d'exploration idéal pour mieux comprendre les marchés. Elle garde à plus long terme l’objectif de passer au concret. "Le rallye est aussi intéressant pour voir comment font les autres. Dans quels secteurs investissent-ils, combien de temps gardent-ils leurs titres avant de les revendre?", note encore Lorena Billi.

"Mon objectif? Je veux gagner le plus possible, du moins terminer en positif, mais en me focalisant, cette année, sur quelques actions plutôt que de m'éparpiller dans tous les sens."

Pierre Marcolini | L’artisan engagé

©ANTONIN WEBER / HANS LUCAS

"Je ne vais pas aller chercher le rendement, je vais chercher la durabilité.".
Pierre Marcolini

Depuis plus de vingt ans, Pierre Marcolini travaille "de la fève de cacao à la tablette de chocolat". En embarquant dans le Rallye Boursier, l'homme récemment élu "meilleur pâtissier du monde" vient "avec un côté totalement vierge sur le concours: je n'ai jamais investi en bourse".

La bourse n'est toutefois pas totalement étrangère à Pierre Marcolini. "Je sais ce que c'est et je consulte de temps en temps les cours du cacao pour mes activités, mais de façon très éloignée, car on a une relation directe avec les planteurs", nous signale le chocolatier.

"J'ai envie d'aller vers des valeurs vertes. C'est ça qui va m'intéresser", situe Pierre Marcolini quand on le questionne sur sa stratégie. "Je ne vais pas aller chercher le rendement, je vais chercher la durabilité, quelque chose qui me paraît pérenne."

Le Rallye Boursier sera ainsi l'occasion pour Pierre Marcolini de tester les champions de la durabilité. Et l'artisan engagé reste lucide sur ses ambitions: "C'est clair que sur le temps qui nous est octroyé pendant le concours, je ne pense pas être le gagnant, mais ça m'est égal. Ce qui m’intéresse, c'est de découvrir cette économie en parallèle, celle du développement durable, parce qu'on veut changer les choses."

Philippe Meremans | Le philosophe

©ANTONIN WEBER / HANS LUCAS

"Il ne faut pas trop se fier aux analyses qui sont faites pour vous, il faut aller plus loin, se documenter."
Philippe Meremans

Avec plus de 20 ans au compteur sur les marchés, Philippe Meremans refuse l'étiquette d'expérimenté, "trop présomptueuse" à ses yeux. Ce docteur en santé publique à la retraite depuis le mois d'octobre préfère qu'on l'appelle "le philosophe", car il "aime bien analyser les marchés sur un angle autre que technique, sur le point de vue sociétal, environnemental".

Contributeur pour le blog Transaction Bourse, il est un fin observateur du marché bruxellois, "même si je n'y investis plus beaucoup". Sa tactique sera simple: "Je vais essayer d'être conforme à ce que je fais habituellement, même si c'est de l'argent fictif. Mais c'est très difficile, à l'heure actuelle, de définir une stratégie avec l'inflation qui monte et la dette publique qui se creuse."

"Je vais aussi m'intéresser aux fonds, car l'avantage de ce concours, c'est qu'on ne paie pas de frais d'entrée pour les fonds", note encore le jeune retraité.

Quant à ses objectifs, Philippe Meremans la joue modeste: "Je ne fais pas le concours pour être dans les 10 premiers. Si je termine en positif, ce sera déjà une victoire. Philippe, qui "ne donne jamais des conseils", préfère plutôt "déconseiller des choses. Même pour un concours, je dirai aux autres participants de ne pas trop se fier aux analyses qui sont faites pour vous, il faut aller plus loin, se documenter."

Naomi Tshibuabua | La benjamine

©ANTONIN WEBER / HANS LUCAS

"Mon objectif est clairement d'entrer enfin dans le top 100."
Naomi Tshibuabua

Du haut de ses 25 ans, Naomi est la plus jeune participante vedette. Bien qu'elle soit la benjamine de l'équipe, elle en est déjà à sa troisième participation au Rallye. "L'an dernier, je n'avais pas de stratégie", avoue cette étudiante très connectée, installée à Arlon. "J'y allais au feeling, je réagissais beaucoup aux informations et à ce qui se disait sur les réseaux sociaux. Ça avait même assez bien fonctionné".

Naomi Tshibuabua nous explique "ne pas encore avoir les moyens d'investir dans la vraie vie, mais c'est quelque chose que j'ai en tête depuis longtemps, d'où mes études et mon désir de devenir une analyste financière".

Le Rallye Boursier est donc pour elle le terrain de jeu idéal pour mettre ses cours en pratique. "Mon objectif est clairement d'entrer enfin dans le top 100 (rires). Je veux surtout avoir une meilleure vue sur les entreprises. Cette année, je ferai une rapide analyse du bilan des entreprises avant de me positionner, sans trop forcément me prendre trop la tête, parce que ça reste un jeu."

Naomi promet enfin de garder "un peu plus longtemps les titres auxquels je crois plus". 

Gatien Lambert | Le challenger

©ANTONIN WEBER / HANS LUCAS

"Tu dois comprendre le monde dans lequel tu vis et l'actualité économique avant d'investir, pas l'inverse".
Gatien Lambert

Gatien, c'est le régional de l'étape. Journaliste à la rédaction de L'Echo, il a particulièrement brillé lors de l'édition précédente, terminant pour sa première expérience en tête de l'équipe réunissant les redoutables membres de notre journal.

"En arrivant à L'Echo, je voyais la Bourse comme une matière hyper complexe, un monde réservé uniquement aux personnes très compétentes, mais en fait, ce n'est pas le cas. C'est même très intéressant. Tu dois comprendre le monde dans lequel tu vis et l'actualité économique avant d'investir, pas l'inverse."

Éditeur minutieux, Gatien a déjà tracé les contours de sa stratégie, se ménageant même de la place pour "tenter l'un ou l'autre coup de poker à la Bourse de Bruxelles". "Je vais investir dans des choses la première semaine que je ne vais pas toucher pendant tout le Rallye. Mais pour monter dans le classement, il faut faire des paris et flairer les bons coups, mais je n'en dis pas plus." 

"Mon objectif cette année sera de figurer dans le top 5 de mon équipe", détaille Gatien Lambert qui s'attend à une course plus ardue que l'an dernier. "Au niveau du rendement, si j'arrive à faire entre 10 et 15%, ça serait déjà pas mal, mais deux grands thèmes vont corser le jeu: la vague de covid et l'énergie", lâche sans ambages notre concurrent maison.

50.000
euros
Le capital de départ de tous les participants est de 50.000 euros fictifs. Le vainqueur du classement général gagnera un compte d’investissement d’une valeur de 10.000 euros, bien réels.

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