Meet the fund manager | Christophe Pirson, gestionnaire de fonds chez Capital at Work

Christophe Pirson (Capital at Work) ©RV-DOC

Christophe Pirson est gestionnaire du fonds d'actions américaines American Equities at Work, qui compte 175 millions d'euros d'actifs sous gestion.

Quelle est la principale leçon que vous ayez apprise en tant que gestionnaire de fonds?

J’ai appris qu’il est souvent préférable d’essayer de faire le moins d’erreurs possible plutôt que de chercher désespérément le meilleur investissement.

Christophe Pirson
  • Âge: 43 ans
  • Gestionnaire d’American Equities at Work depuis: 2007
  • Investit-il dans le fonds à titre personnel? Oui

Comment vivez-vous avec l’idée que vous gérez l’argent des autres?

Nous essayons d’agir de manière professionnelle, notamment en excluant autant que possible les émotions. Nos choix sont basés sur des critères rationnels et des analyses fondamentales.

Quel a été votre premier investissement et quand était-ce?

C’était à la veille de la crise de 2008. J’ai oublié de quoi il s’agissait exactement, mais cela a été un très mauvais investissement. Le fait de m’être lancé juste avant une crise majeure m’a aussi énormément appris en tant qu’investisseur. Cela m’a rendu modeste et très sélectif pour le reste de ma carrière.

Quel a été le meilleur investissement de votre carrière?

En pleine crise financière, j’ai acheté des actions de Sotheby’s. Les marchés étaient alors axés sur le court terme et avaient oublié les fondamentaux de l’entreprise, y compris le positionnement de Sotheby’s dans un secteur en pleine expansion.

Quelle est la principale question que vous posez aux patrons des entreprises dans lesquelles vous songez à investir?

La question sera toujours: "Qui est votre principal concurrent et pourquoi?"

"Il est souvent préférable d’essayer de faire le moins d’erreurs possible plutôt que de chercher désespérément le meilleur investissement."

Qui est votre gestionnaire de fonds préféré et pourquoi?

Je citerai en premier Ivan Nyssen, qui gère le fonds Contrarian Equities at Work, parce qu’il garde souvent son calme et tente de trouver des opportunités dans les périodes difficiles. Il essaie d’éliminer autant que possible toute forme d’émotion. Ensuite, je nommerai Mario Gabelli, parce qu’il se focalise sur les entreprises et non sur les secteurs et le contexte macro-économique. Il ne faut pas oublier en effet que l’achat d’une action équivaut à devenir copropriétaire d’une entreprise.

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