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Comment choisir le bon fonds mixte?

©REUTERS

La faiblesse des taux d’intérêt et la hausse des Bourses poussent les épargnants vers les fonds mixtes. "Défensif", "neutre", "dynamique", "flexible"... l’univers de ces nouveaux chouchous des investisseurs est vaste.Comment trouver le fonds qui vous convient?

Les taux historiquement bas offerts par les comptes d’épargne obligent les épargnants à trouver des voies alternatives pour générer du rendement. Les "fonds mixtes" en particulier ont rapidement gagné en popularité. D’après les chiffres de la fédération sectorielle, la Beama, ces fonds ont augmenté en Belgique de 3 milliards d’euros lors des trois derniers mois de 2014 pour atteindre 25 milliards d’euros. Et ce courant n’est pas près de se tarir: les comptes d’épargne des Belges abritent encore dix fois cette somme

25 mds €
Les fonds mixtes ont gonflé de 3 milliards d’euros en Belgique lors du dernier trimestre de 2014 pour atteindre 25 milliards d’euros.

Les fonds mixtes doivent leur popularité au fait qu’ils offrent le meilleur des deux mondes: la sécurité des obligations combinée au rendement des actions. Ces fonds sont particulièrement attractifs à un moment où les taux des obligations "sûres" continuent à battre des records à la baisse, et où les Bourses, au contraire, enregistrent leur meilleur résultat trimestriel en six ans.

Les épargnants qui souhaitent vaincre leur aversion pour la Bourse par l’intermédiaire d’un fonds mixte, doivent cependant garder deux choses en tête. Tout d’abord, les fonds ne bénéficient pas de la garantie des dépôts comme les comptes d’épargne: les investisseurs prennent donc plus de risques. Ensuite, il existe des fonds mixtes de toutes les couleurs, tailles et poids. Voici les principaux points à analyser avant de choisir votre fonds.

Profil de risque

 La fédération européenne des gestionnaires de fonds   l’EFAMA   répartit les fonds mixtes en différentes catégories, selon leur profil de risque: défensif, neutre, dynamique et flexible. Cette répartition correspond dans une large mesure à la proportion d’actions dans le portefeuille. La qualification de "défensif" signifie que le poids des actions dans l’ensemble du portefeuille est inférieur à 35%. Dans un fonds mixte neutre, l’exposition aux Bourses oscille entre 35 et 65%, tandis qu’un fonds mixte "dynamique" signifie que les actions représentent plus de 65% du portefeuille.

Les fonds mixtes flexibles constituent un cas à part. Selon les circonstances, le gestionnaire peut opter pour 100% d’actions. À l’inverse, il est également libre de se débarrasser entièrement de son portefeuille d’actions.

Performances

 Si l’on compare différents fonds ayant chacun brillé dans leur catégorie de risque au cours des dernières années, on ne constate pas de grandes différences à première vue en termes de rendement. L’explication est très simple: les fonds mixtes ont pu compter sur un contexte très porteur. La gestion extrêmement souple des banques centrales a poussé les taux vers le bas, ce qui a autant profité au cours des obligations qu’aux marchés d’actions.

Il est donc fortement recommandé de ne pas se focaliser sur les résultats des bonnes années. 2008 fut une année où tous les signaux étaient au rouge, à cause de la crise bancaire internationale. Non pas que les rendements de ces années de crise exceptionnelle disent tout, mais ils donnent une image de la manière dont un instrument d’investissement se comporte dans différents environnements (voir tableau). Un fonds mixte ne sert pas uniquement à surfer sur la vague boursière, mais il est aussi armé pour éviter les écueils.

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Composition

 La composition du portefeuille est tout aussi importante que le profil de risque. Exemple: à première vue, les fonds (cités plus haut) de KBC et M & G diffèrent très peu. Tous deux sont "défensifs" et affichent un rendement de 7,2% sur cinq ans. Malgré tout, derrière ces fonds apparemment très comparables se cache une tout autre réalité. Dans le fonds M & G , les actions représentaient à peine 0,5% du portefeuille à la fin de février, ce qui signifie que le gestionnaire est passé complètement à côté du récent rallye. D’un autre côté, il dispose encore de beaucoup de possibilités pour renforcer le poids des actions. À l’inverse, le fonds de KBC se composait au même moment de 32% d’actions, ce qui lui laisse aujourd’hui peu de place pour augmenter leur pondération.

La composition du portefeuille est tout aussi importante que le profil de risque.

 Un épargnant qui compare la composition des deux portefeuilles pourrait conclure qu’il court moins de risques avec le fonds de M & G. Cependant, considérer que le poids des actions détermine le profil de risque d’un fonds est une approche très controversée. En effet, une hausse des taux fait baisser les cours des obligations. Dans la situation actuelle de taux historiquement bas, une remontée de ces taux et un krach obligataire semblent pour le moins représenter une menace aussi importante qu’une forte correction des cours de Bourse.

Autres points d’attention

 D’autres facteurs tels que les cours des devises influencent aussi le rendement final d’un investissement. La répartition géographique du portefeuille joue donc aussi un rôle non négligeable. Vérifiez toujours quel risque votre fonds évite ou limite via des instruments de couverture. Et comme pour tout investissement, c’est la même règle d’or qui s’applique aux fonds mixtes: ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.

 

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