Les attraits persistants du haut rendement

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Avec des performances soutenues durant les cinq dernières années, les obligations à haut rendement restent une classe particulièrement prisée par les investisseurs.

Investir sur les obligations à haut rendement est souvent perçu comme étant particulièrement risqué. Les émetteurs de dette à haut rendement (avec des notes BB+ ou inférieures dans les grandes agences internationales) sont souvent perçus comme étant plus risqués que les sociétés de meilleure qualité (notées BBB- et supérieur).

Volatilité

Durant les cinq dernières années, les performances de ces fonds ont souvent été volatiles, mais ils ont permis de dégager généralement 3 à 5% de performance annualisée pour les meilleurs produits disponibles sur le marché belge.

Mieux encore, le choix d’une zone géographique a finalement eu peu d’influence, avec des performances qui ont été relativement similaires pour le haut rendement européen, américain, ou global (voir tableau ci-dessous). 

Et même durant un exercice particulièrement difficile comme celui que nous vivons cette année, avec une récession globale et des risques de deuxième ou de troisième vague dans le combat contre la pandémie de coronavirus, la plupart des fonds ont limité leurs pertes entre -2 et -5% depuis le début 2020.

Opportunités

"Nous avons construit notre portefeuille autour d’émetteurs qui disposent de la flexibilité financière suffisante pour survivre même dans des conditions économiques particulièrement difficiles", indique Carl Whitbeck (gestionnaire du fonds AXA WF US Dynamic High Yield Bonds). Avec une performance annualisée proche de 6,8% durant les cinq dernières années, le fonds a creusé l’écart par rapport à ses concurrents en 2020. "Cette surperformance s’explique par l’impact positif de la sélection de titres sur les créances de qualité inférieure (notation B), avec également une exposition plus limitée que notre indice de référence sur le secteur pétrolier."

6,8%
La performance annualisée durant les cinq dernières années du fonds AXA WF US Dynamic High Yield Bonds.

Carl Whitbeck souligne que le marché du haut rendement américain a connu un rebond spectaculaire ces derniers mois, mais qu’il existe encore des opportunités affichant des valorisations attrayantes. "Toute augmentation de la volatilité dans le segment du haut rendement américain devrait rester temporaire, et constituera une opportunité attractive pour augmenter notre exposition sur des émetteurs plus rémunérateurs."

Global

En sortant du cadre américain pour adopter une approche plus globale, le fonds géré par  Tom Ross chez Janus Henderson Investors a tiré remarquablement bien son épingle du jeu, avec une performance annualisée supérieure à 5,5% durant les cinq dernières années. "Après la période de forte volatilité que nous avons vécue en avril dernier, les interventions publiques ont été massives et ont permis aux entreprises de traverser le plus dur de la crise, avec pour conséquence un retour des flux et de la confiance sur le marché du haut rendement, de sorte que nous sommes aujourd’hui plus ou moins revenus à notre niveau de départ."

"Après la période de forte volatilité que nous avons vécue en avril dernier, les interventions publiques ont été massives et ont permis aux entreprises de traverser le plus dur de la crise, avec pour conséquence un retour des flux et de la confiance sur le marché du haut rendement."
Tom Ross
Gestionnaire chez Janus Henderson Investors

Il constate que le différentiel par rapport au taux sans risque reste toutefois plus élevé qu’au début 2020, ce qui reflète une hausse attendue des défauts. "Les taux de défaut sont toutefois en train d’être révisés à la baisse, et nous estimons qu’ils sont encore supérieurs à ce qui sera effectivement réalisé. Il existe donc encore des opportunités à condition de viser les entreprises qui seront en mesure de réparer leur bilan afin de revenir au niveau d’endettement que ces sociétés avaient avant le déclenchement de la crise."

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