"Les critiques envers les fonds spéculatifs sont trop faciles"

©Samantha Reinders

Les fonds spéculatifs se sont à nouveau retrouvés dans l’œil du cyclone suite à l’affaire GameStop. "Les critiques visant les fonds spéculatifs ne sont pas justifiées et sont le résultat d’une simplification à l’extrême", estime Patrick Ghali qui, avec son agence de conseil Sussex Partners, passe au crible le marché mondial des fonds spéculatifs.

Sussex Partners n’est probablement pas connu d’une grande partie des investisseurs, mais il l’est en revanche dans le monde des fonds spéculatifs (ou hedge funds). L’entreprise, qui emploie 17 personnes, passe au crible le marché mondial des fonds spéculatifs et fournit des conseils aux family offices, banques privées et investisseurs institutionnels comme des fonds de pension. À partir de Londres, New York et Zurich, l’équipe élabore également des portefeuilles modèles de fonds spéculatifs, mais ne gère pas ses propres fonds.

Sussex Partners a été créée en 2004 par Patrick Ghali, après une carrière auprès de la banque d’affaires new-yorkaise Bear Sterns, et son ami Robin Nydes, qui a occupé plusieurs postes de cadre supérieur auprès de différentes banques d’affaires. "Il a fallu six mois, des centaines de coups de téléphone et 200 rencontres avant d’attirer notre premier client. Nos activités sont basées sur la confiance, et cette confiance ne s’acquiert pas en quelques échanges d’e-mails. C’est aussi la raison pour laquelle nous investissons nous-mêmes dans les fonds que nous recommandons. Dans les premiers fonds que nous avons conseillés, j’ai même investi une partie de l’épargne-pension de ma mère", confie Ghali.

«Il ne devrait pas y avoir de différences entre les fonds classiques et les fonds spéculatifs. Il est injuste que les fonds spéculatifs puissent disposer d’un marteau et d’un burin tandis que les fonds traditionnels doivent se contenter d’un marteau.»
Patrick Ghali
Sussex Partners

La confiance n’est cependant jamais totalement acquise dans l’univers des fonds spéculatifs. C’est ce qui est apparu en 2008, quatre ans après la création de l’entreprise, lorsque le scandale Madoff a éclaté. "Nous n’avions pas investi un centime chez Madoff, mais nous avons tout de même pris des claques parce que plus personne ne voulait entendre parler des fonds spéculatifs." Sussex ne s’est pas laissé faire, ce qui a valu à Patrick Ghali d’être repris en 2015 sur la liste des trentenaires les plus influents dans le monde des fonds spéculatifs élaborée par le magazine Financial News.

Fonds

  • Interview avec Patrick Ghali, fondateur du bureau de conseils en fonds Sussex Partners: "Les critiques sur les hedge funds après GameStop étaient trop faciles"
  • Les fonds favoris de Filip Corten (AG Insurance)
  • Trouvez refuge dans les fonds de la Branche 23

Le supplément Fonds, ce mercredi 24/2, gratuit avec L'Echo.

Récemment, l’affaire GameStop a provoqué une nouvelle crise de confiance. "Notre mailbox était remplie de messages de clients nous demandant dans quelle mesure ils pouvaient être impactés par GameStop", explique Ghali. "Nous avons pu les rassurer, car nous sommes très prudents avec les gestionnaires qui misent sur de petites actions massivement “shortées”. Nous savons à quel point cela peut être dangereux", explique le Suisse, aujourd’hui âgé de 44 ans. Malgré tout, ces dernières semaines, Ghali n’est pas resté les bras ballants. "On a tendance à caricaturer et à simplifier à outrance quand on parle des fonds spéculatifs. Tous les gestionnaires de ces fonds ne voyagent pas en jet privé."

Que pensez-vous de l’armée d’investisseurs Reddit ayant essayé ces dernières semaines de faire vaciller plusieurs grands fonds spéculatifs?

Patrick Ghali: "L’émoi provoqué par l’affaire GameStop témoigne tout d’abord du fait qu’à cause de la politique des banques centrales, trop d’argent s’est retrouvé sur les marchés financiers. Résultat: on assiste à des excès et à des bulles spéculatives. On trouve également de nombreux investisseurs inexpérimentés qui pensent que la bourse est un casino où ils peuvent devenir riches rapidement. Lorsque je lis sur les forums que des gens ont emprunté ou reporté le paiement de leur loyer pour investir dans GameStop, je me dis qu’il est clair que les choses sont en train de déraper."

Certains investisseurs Reddit ne souhaitent-ils pas davantage faire tomber les fonds spéculatifs plutôt qu’engranger d’importantes plus-values boursières parce que, grâce à des malversations, ces fonds peuvent s’enrichir sur le dos des petits investisseurs? Ces critiques sont-elles justifiées?

Ghali: "C’est une façon simpliste de voir les choses. Il existe dans le monde des milliers de maisons qui gèrent des fonds spéculatifs. La grande majorité d’entre elles sont de petites maisons qui n’emploient qu’une poignée de gestionnaires et qui sont spécialisées dans quelques stratégies. Il s’agit de stratégies parfaitement légales qui ont souvent un effet positif sur les marchés financiers parce qu’elles créent de la liquidité. Ce n’est pas vrai que ces fonds nuisent aux petits investisseurs. Ce serait parfaitement injuste de diaboliser tous les fonds spéculatifs. Mais il est tout aussi vrai que dans le monde des fonds spéculatifs, on trouve des maisons qui prennent des risques inconsidérés, ou qui veulent tirer le maximum de chaque cent investi. C’est ce qui explique l’importance de bien choisir ses fonds."

Entre-temps, le fonds spéculatif Melvin Capital a subi de lourdes pertes en tant que plus important "shorter" sur GameStop.

«Nous n’apprécions guère les gestionnaires arrogants. Ils dissimulent leurs erreurs.»

Ghali: "Je ne connais pas Melvin Capital, mais personne n’a jamais dit que les fonds spéculatifs n’étaient pas risqués. N’oubliez pas que les fonds traditionnels comportent aussi des risques. Ceux qui investissent dans un fonds de petites capitalisations peuvent aussi perdre en peu de temps la moitié de leur investissement. Comme toujours, il est important de choisir des fonds qui correspondent à son profil de risque."

Que pensez-vous du fait que les fonds spéculatifs soient souvent associés à des pratiques douteuses souvent peu transparentes?

Ghali: "Ce que beaucoup ne comprennent pas, c’est que les fonds spéculatifs ne sont plus des instruments discrets exclusivement réservés aux riches investisseurs sophistiqués. Certaines stratégies sont aujourd’hui accessibles aux investisseurs “classiques”, via ce que l’on appelle Newcits – des fonds avec passeport européen très accessibles qui appliquent les mêmes stratégies que les fonds spéculatifs. En Europe et aux États-Unis, une grande partie des investisseurs de ces fonds spéculatifs sont des fonds de pension. Il s’agit de fonds qui gèrent la pension complémentaire du corps enseignant, de policiers et de travailleurs. Ce que les investisseurs Reddit n’ont pas compris, c’est que leur action touchait aussi les honnêtes citoyens."

Les fonds spéculatifs ne sont-ils pas en partie responsables de ce qui est arrivé avec GameStop?

Ghali: "GameStop était en effet un exemple d’action trop “shortée”. Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. N’oubliez pas que les fonds spéculatifs qui “shortent” peuvent aussi avoir de bonnes intentions. Ils réussissent souvent à dénoncer des malversations. Ce fut par exemple le cas avec Enron, où les fonds spéculatifs ont pu éviter une catastrophe encore plus grande. N’oubliez pas qu’il existe très peu de fonds dont l’activité principale consiste à “shorter”. C’est d’ailleurs particulièrement risqué. En cas de position “short”, le bénéfice maximum pour un fonds spéculatif est de 100% (c’est-à-dire la perte maximale avec une action, NDLR), tandis que la perte maximale est illimitée (le bénéfice maximal avec une action)."

Certains estiment qu’à cause des événements liés à GameStop, de nombreux "shorters" pourraient jeter l’éponge. Êtes-vous du même avis?

Ghali: "Non, pas du tout. Les fonds spéculatifs ne “shortent” jamais à 100%. La combinaison entre “long” et “short” continuera à exister."

Vous dites qu’il est très important de bien choisir ses fonds spéculatifs. Quels sont les critères de sélection que vous appliquez?

Ghali: "Nous exerçons un contrôle très strict. Nous réalisons une due diligence très approfondie. Cela signifie que nous contrôlons les antécédents des gestionnaires, la façon dont ils gèrent les risques, ou même s’ils investissent eux-mêmes dans leur fonds, et nous analysons leurs processus opérationnels et administratifs. Nous voulons également nous assurer que le gestionnaire et le dépositaire sont totalement indépendants. Par ailleurs, nous optons souvent pour des stratégies qui investissent dans des titres cotés, car cela nous permet de suivre facilement l’évolution des cours. Autre aspect important: nous exigeons d’avoir un contact direct avec le gestionnaire. Cela nous permet de nous faire notre propre opinion, parce que nous pouvons voir son fonctionnement au quotidien. Par exemple, l’agencement des bureaux et l’endroit où est installé le gestionnaire des risques sont des informations intéressantes."

Quels sont vos critères de rejet?

«Je m’insurge de voir la bourse transformée en immense jeu vidéo. La bourse n’est pas un jeu qui peut être coulé dans une appli. C’est sérieux. Il s’agit d’argent.»

Ghali: "L’arrogance de certains gestionnaires. Car ces types de gestionnaires essaieront souvent de cacher leurs erreurs. Tout le monde se trompe, y compris les gestionnaires de fonds spéculatifs. Et un fonds ne peut engranger des bénéfices que s’il enregistre aussi des pertes. Il est donc important de voir comment les gestionnaires se comportent lorsqu’ils commettent une erreur. Ceux qui prétendent ne jamais se tromper ou dissimulent leurs erreurs suscitent notre méfiance. C’est pourquoi les rencontres en face à face sont tellement importantes. En 2006, je me suis rendu auprès d’un fonds spéculatif auquel nous nous intéressions. Quand je suis entré, j’ai vu plusieurs bureaux, mais il n’y avait qu’une seule personne présente. Au final, il est apparu que le fonds était géré par cette unique personne. Un jour, je me suis retrouvé dans le bureau d’un gestionnaire qui avait recouvert le mur de son bureau de photos de lui-même. Ce sont des petites choses qui peuvent en dire long sur le style de gestion."

Vous avez parlé de bulle spéculative. Avez-vous observé des feux clignotants au niveau de certains fonds spéculatifs?

Ghali: "Nous sommes préoccupés par les nombreuses stratégies de prêts directs que nous voyons émerger. Tout le monde cherche du rendement, et les prêts directs – c’est-à-dire sans l’intermédiaire d’institutions financières, mais directement à une personne ou à une institution, NDLR – sont une nouvelle tendance dans le segment à rendement fixe. Nous voyons par exemple des sociétés qui financent des prêts à des entreprises ou des individus souhaitant introduire une plainte en justice. Le rush sur ce type de stratégie est tout de même un signe de surchauffe du marché. J’ai vécu la crise des “dotcoms” en 2001 et la crise financière en 2008, et je constate de nombreux comportements similaires. Nous voyons aussi en bourse de nombreux investisseurs se comporter comme s’il s’agissait d’un casino. La technologie moderne joue aussi un rôle. Les nombreuses applications d’investissement transforment la bourse en un immense jeu vidéo. Mais investir n’est pas un jeu qui peut être coulé dans une appli. C’est sérieux. Il s’agit d’argent."

Je suppose que, pour les mêmes raisons, vous devez être plutôt sceptique envers le bitcoin?

Ghali: "Oui, absolument. Ici aussi, une bulle est en train de se former. On peut toujours dire que cette fois c’est différent, mais j’ai des doutes. Ce qui m’étonne en particulier, c’est que sur le marché, le bitcoin soit considéré comme une sorte de monnaie de réserve. Mais quelque chose qui peut perdre 30% de sa valeur en une après-midi peut-il être qualifié de monnaie de réserve fiable? De plus, il faut beaucoup d’électricité pour produire le bitcoin. Au risque d’être considéré comme un dinosaure, il m’en faut bien plus pour être convaincu."

Qu’est-ce qui, selon vous, pourrait faire éclater les bulles dont vous venez de parler?

Ghali: "Ce sera bien entendu une chose à laquelle personne ne s’attend. Au début de l’année, je pensais à la hausse du dollar, car ce serait une mauvaise nouvelle pour les pays ayant émis de la dette dans cette devise. Un autre déclencheur possible pourrait être une hausse de l’inflation, que nous constatons déjà dans un certain sens sur les marchés financiers. Ce qui est le plus inquiétant, c’est le fossé grandissant entre les fondamentaux et les prix du marché. Nous venons de traverser la pire pandémie de notre histoire, l’économie a été à l’arrêt pendant des mois, les entreprises sont sous perfusion et les injections de fonds des pouvoirs publics sont gigantesques, mais ne sont plus tenables. En Afrique du Sud par exemple, elles ont déjà été supprimées. La question est de savoir ce qui se passera lorsque ces aides publiques prendront fin. Peut-être cette fin sera-t-elle le déclencheur qui exposera au grand jour la différence entre les prix du marché et les fondamentaux."

«Ce que de nombreux investisseurs Reddit n’ont pas compris, c’est que leur action touchait aussi les honnêtes citoyens.»

Cela fait 20 ans que vous évoluez dans l’univers des fonds spéculatifs. Quels sont les changements que vous avez constatés durant cette période?

Ghali: "Je pense qu’il y a 20 ans, les fonds spéculatifs ont très mal expliqué leur mission. Tout le monde pensait qu’ils visaient toujours à obtenir un rendement positif et ne pouvaient jamais enregistrer de pertes. Mais ce n’était pas le cas, ce qui a fait de nombreux déçus parmi les investisseurs. Ces dernières années, la communication s’est tout de même améliorée et les investisseurs considèrent de plus en plus les fonds spéculatifs comme un outil de diversification de leur portefeuille. Souvent, ces fonds sont peu corrélés aux marchés, ce qui en fait de bonnes solutions de diversification. Un troisième changement fondamental se situe au niveau de la transparence. Auparavant, les investisseurs pouvaient se considérer comme des privilégiés quand ils recevaient une lettre circulaire avec un bref rapport de ce qui s’était passé au cours des derniers mois. Aujourd’hui, le reporting est plus fréquent, plus approfondi et plus transparent. Par ailleurs, le passeport européen des fonds spéculatifs les a également rendus plus démocratiques et a élargi l’offre. Je pense également qu’à l’avenir nous verrons des fusions entre des gestionnaires de fonds traditionnels et des gestionnaires de fonds spéculatifs."

Pourquoi?

Ghali: "En réalité, les fonds spéculatifs ne devraient pas constituer une catégorie à part. Tous les investisseurs, petits ou grands, devraient pouvoir disposer des mêmes instruments. Aujourd’hui, c’est comme si vous aviez besoin de deux entrepreneurs pour construire votre maison. Les gestionnaires traditionnels reçoivent un marteau, et les gestionnaires de fonds spéculatifs un marteau et un burin. Cette différence n’est pas logique. Tout le monde devrait avoir le même accès aux marchés et être pénalisé de la même façon en cas d’erreur. Ceux qui manipulent le marché devraient être stoppés, qu’ils soient des investisseurs institutionnels ou des particuliers. Tout le monde doit pouvoir avoir confiance dans le marché."

Cette égalité de traitement serait-elle une bonne chose pour les particuliers? Est-ce que cela n’ouvrirait pas à la porte à de nombreux accidents?

Ghali: "Bien entendu, il faut des réglementations pour vérifier que les investisseurs individuels disposent des connaissances suffisantes avant de leur donner accès à des produits sophistiqués. Tout le monde ne connaît pas les calls et les options. C’est un défi important en matière d’éducation financière."

Vous vous tournez aujourd’hui surtout vers les fonds spéculatifs asiatiques. Pourquoi?

Ghali: "Tout d’abord, le marché américain est extrêmement saturé. Il est difficile de trouver des inefficacités. Nous avons mené une enquête auprès des gestionnaires Long/Short. Aux États-Unis, les fonds ne font pas mieux que le marché. En Europe, c’est un peu mieux, mais au Japon, nous constatons clairement une surperformance. Le marché japonais est encore trop méconnu. Moins de 20% des entreprises sont suivies par les analystes. Les fonds spéculatifs représentent 0,5% de la capitalisation boursière. En Europe et aux États-Unis, ce chiffre est respectivement de 8% et de 6%. En outre, de nombreux fonds spéculatifs américains sont devenus trop grands. Nous constatons que leur taille est devenue un obstacle et qu’ils ont du mal à afficher de bons résultats. Et aux États-Unis et en Europe, nous constatons une même saturation. Au Japon, c’est beaucoup moins concentré."

Quelle est l’importance de la durabilité pour les fonds spéculatifs?

Ghali: "Notre premier mandat durable date d’il y a sept ou huit ans. Aujourd’hui, nous recevons beaucoup de questions à ce sujet, en particulier de la part des grands investisseurs. De nombreux fonds spéculatifs en tiennent déjà compte et nous constatons qu’il y a de plus en plus de fonds à impact dans l’offre. Il existe des fonds où la rémunération des gestionnaires dépend de la quantité de plastique que les entreprises de leurs fonds ont contribué à éliminer des océans."

Venons-en aux coûts. De nombreuses personnes trouvent les frais des fonds spéculatifs trop élevés. Qu’en pensez-vous?

Ghali: "Les frais sont un facteur important, car ils ont un impact sur le rendement. Nous ne serions pas heureux si les gestionnaires gagnaient plus que les investisseurs puisque ce sont ces derniers qui prennent les risques. Mais les frais ne doivent pas être le seul critère à prendre en considération. Nous faisons aussi attention à ne pas payer trop cher pour un fonds, mais en réalité, ce qui compte pour l’investisseur est le rendement net hors frais."

Votre univers d’investissement comprend aujourd’hui environ 500 fonds spéculatifs. Quel est le taux de rotation au sein de vos portefeuilles?

Ghali: "Nous analysons environ 500 fonds par an, mais cette sélection varie beaucoup. Sur la short-list des fonds dans lesquels nous investissons, le taux de rotation se monte à environ 20%, ce qui signifie qu’un fonds reste environ 5 ans sur notre short-list. Mais cela peut fortement varier d’un fonds à l’autre. Nous sommes investis dans certains fonds depuis plus de dix ans."

Avant la crise financière, vous avez travaillé pour Bear Sterns. Quelle leçon avez-vous tirée de cette expérience?

Ghali: "Ce fut l’unique fois de ma carrière où j’ai travaillé pour un patron. J’ai rapidement compris que ce n’était pas agréable de travailler pour une grande organisation politique et je n’étais pas d’accord avec la manière dont ils traitaient les clients. Leur stratégie consistait surtout à multiplier les transactions au lieu de construire une relation à long terme avec leurs clients. Et ce n’est pas ce que j’appelle de la bonne gouvernance."

BIO

Patrick Ghali

Né en 1976
A fondé une entreprise spécialisée en opérations capitalistiques, fusions et acquisitions
A travaillé pendant une courte période pour Bear Sterns
En 2004, il crée Sussex Partners, une société spécialisée en conseils d’investissement en fonds spéculatifs
A été cité en 2015 par Financial News comme une des 40 étoiles montantes du secteur des fonds spéculatifs
Détient un Bachelor en Finance de la Stern School of Business (New York University).

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés