Les fonds belges ont perdu des plumes en 2018

©REUTERS

Souffrant de la baisse des marchés durant la dernière partie de l’année, la valeur des fonds a baissé de 3,6%. Les fonds actions ont le plus souffert. Mais ce ne serait que temporaire.

Faire le gros dos. Cette expression moult fois utilisée dans les salles de marché prend tout son sens au regard de la performance des fonds l’an dernier. Selon les chiffres publiés ce vendredi par l’Association Belge des Asset Managers (Beama), l’actif net des fonds commercialisés publiquement en Belgique est tombé à 187,3 milliards d’euros fin décembre. Ce qui représente une baisse de 3,6% par rapport à l’année précédente.

Rien que sur le quatrième trimestre, le secteur a enregistré un recul de 6,3%. Une performance "intégralement imputable" à la correction des marchés boursiers entre septembre et décembre 2018, selon l’association.

"2018 fut une mauvaise année mais ce n’est pas catastrophique. Les épargnants belges doivent accepter qu’il existe des périodes où les marchés baissent".
Marnix Arickx
président de BEAMA

"Le hasard malheureux a voulu que le gros creux des marchés se déroule en fin d’année. Ce qui donne une photo peu reluisante pour 2018", constate Marnix Arickx, président de BEAMA. Il rappelle que "jusqu’à l’été, la situation était plutôt solide".

Les fonds actions durement touchés

Au sein des différentes catégories de fonds, les actions ont le plus souffert. L’actif net des fonds actions a fondu de 20,5% en 2018, pour atteindre 46,1 milliards d’euros en fin d’année. Une baisse principalement actée durant le dernier trimestre. Entre octobre et décembre, les fonds actions ont perdu 9,9 milliards d’euros. Soit un repli de 17,6%.

Les autres catégories de fonds ont plus ou moins accusé le coup au quatrième trimestre:

  • L’actif net des fonds obligataires a reculé de 7,4%
  • Celui des fonds mixtes a baissé de 6,2%
  • Celui des fonds d’épargne-pension a perdu 7,3%

L’association souligne dans son rapport le "succès croissant" des fonds mixtes ces dernières années. À tel point qu’ils représentent la principale classe d’actifs depuis 2015. Un succès que Marnix Arickx justifie pour deux raisons. "Il y a d’un côté sa simplicité. De l’autre, nous vivons actuellement une situation difficile avec des taux bas et un retour de la volatilité des actions. Les épargnants belges préfèrent donc déléguer la gestion de leurs investissements à des professionnels".

Un recul "temporaire"

Le président de BEAMA se montre par contre optimiste pour l’année en cours. Selon lui, la chute des marchés durant le quatrième trimestre a été entièrement effacée durant les premiers mois de 2019. 

"Cela démontre la volatilité des marchés, et donc la nécessité de garder la tête froide"
Marnix Arickx
président de BEAMA

Rappelons que les banques centrales ont totalement modifié leur discours ces derniers mois, adoptant un ton plus accommodant. Ce qui a permis aux grands indices actions de reprendre des couleurs. Le Bel 20, indice de référence de la Bourse de Bruxelles, a regagné 12,8% durant le premier trimestre 2019.

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