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Trois questions à David Finger (Allianz Global Investors)

David Finger, gestionnaire du fonds Smart Energy d’Allianz Global Investors, insiste sur la composante sociale de la transition énergétique. ©Daniel Banner

"La transition énergétique ne concerne pas uniquement l’environnement: elle a également une composante sociale. Cette transition doit être abordable pour tout le monde", estime David Finger, gestionnaire du fonds Smart Energy d’Allianz Global Investors.

1. Dans quelles entreprises investissez-vous avec votre fonds Smart Energy?

David Finger: "Nous investissons dans des entreprises qui contribuent à la transition énergétique et qui en bénéficient. Il s’agit de sociétés actives dans trois segments: la production d’énergie verte (énergies renouvelables), le stockage d’énergie (producteurs de batteries), ou la consommation durable d’énergie (voitures électriques et réseaux électriques intelligents ou smart grids).

Tous ces segments devraient connaître une forte croissance dans les années à venir. Le stockage cumulé d’énergie devrait augmenter de 28% par an ces 20 prochaines années, et la demande de batteries au lithium devrait être multipliée par cinq la prochaine décennie.

Le fonds applique une approche thématique qui prend en compte les 17 objectifs de développement des Nations Unies. Nous ne nous limitons pas à l’impact environnemental, mais nous prenons également en compte la dimension sociale de cette transition énergétique. Elle doit être abordable pour tout le monde."

2. Qu’est-ce que cela signifie en termes de répartition sectorielle de votre portefeuille?

Finger: "Tout le monde pense qu’un fonds Smart Energy n’investit que dans le secteur énergétique ou dans des entreprises à faible empreinte écologique, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Nous nous intéressons également aux entreprises capables de réduire l’empreinte écologique d’autres entreprises, par exemple les producteurs de matériaux isolants, car l’isolation permet de diminuer sensiblement l’empreinte écologique des habitations.

Sur le plan sectoriel, le fonds est surtout présent dans l’industrie, les matériaux, les biens de consommation durables, les services aux collectivités et la technologie. Le secteur énergétique traditionnel est peu présent dans notre fonds. Sur le plan géographique, le fonds est très diversifié: les États-Unis ne représentent que 22% du portefeuille, tandis que la Chine pèse près de 18%. Cela s’explique surtout par nos participations dans l’énergie solaire."

3. Pouvez-vous citer quelques entreprises de votre portefeuille?

Finger: "Je peux citer par exemple le fabricant d’éoliennes germano-espagnol Siemens Gamesa, un leader mondial de ce segment de marché. En outre, le groupe a créé des éoliennes au design innovant et peut, grâce à son partenaire Siemens Energy, combiner l’énergie éolienne avec la production d’hydrogène.

Dans le secteur du stockage de l’énergie, la société chimique Albermarle est un bon exemple. Elle est le plus grand producteur de lithium au monde, avec une part de marché de 20%. Le Lithium est un composant important des batteries des voitures électriques.

Dans le segment de la consommation énergétique, nous avons par exemple investi dans la société japonaise Nidec Corporation, le plus grand producteur de moteurs pour appareils électriques. Nidec dispose d’un vaste arsenal de technologies pour aider à l’électrification des appareils."

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