Keep it simple

Peter Van Maldegem, coordinateur Fonds. ©Debby Termonia

Chaque crise recèle son lot d’opportunités, y compris pour les émetteurs de fonds. Car même pendant la crise du coronavirus, le marché des fonds a été inondé de nouveaux produits.

Au cours des huit premiers mois de l’année – la période couverte par les statistiques – 276 nouveaux fonds ont été agréés par la FSMA, l’autorité de contrôle belge.

Pour se distinguer des autres dans cet univers de fonds très densément peuplé, les gestionnaires baptisent leurs fonds de noms de plus en plus longs.

Le nombre de nouveaux enregistrements dépasse de loin le nombre de radiations, qui durant la même période s’est élevé à 128. Résultat: le marché belge s’est enrichi de 148 fonds. Tous ces fonds ne sont cependant pas accessibles aux investisseurs individuels, car certains sont réservés aux institutionnels et aux grands investisseurs. Mais c’est un fait qu’il devient de plus en plus difficile de voir la forêt à travers les arbres.

Car parallèlement à cette augmentation constante de fonds (non cotés), de plus en plus de fonds cotés (ou trackers) trouvent le chemin de la bourse. Ces trackers répliquent par ailleurs des indices très différents et appliquent des stratégies de plus en plus complexes. Pour se distinguer des autres dans cette forêt très densément peuplée, les émetteurs baptisent leurs fonds de noms de plus en plus longs, ce qui provoque un effet dissuasif pour de nombreux investisseurs.

Le risque est donc réel qu’à cause de cette complexité, les investisseurs jettent le bébé avec l’eau du bain. Pour reconquérir le cœur des investisseurs, la voie la plus sage serait peut-être celle de la simplicité et de la réduction du nombre de fonds.

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