L'investissement durable est mal connu

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Les investisseurs manifestent un intérêt marqué pour l’ISR, mais sont encore mal informés. La tendance serait plus marquée du côté des jeunes que chez les investisseurs plus âgés.

Deux nouvelles études ont été dévoilées depuis le début de la semaine quant à l’intérêt porté aux investissements socialement responsables par les particuliers belges. CBC Banque & Assurance a présenté les résultats de son 4e observatoire sur les Belges et leur épargne, une étude réalisée au début de l’été sur un échantillon représentatif de 1.000 Belges âgés de 18 à 27 ans.

Xavier Falla (directeur général du marché des particuliers chez CBC) indique que les conclusions de l’étude sont relativement en ligne avec les années précédentes, avec environ deux tiers des investisseurs qui affirment épargner régulièrement, et des montants qui sont en augmentation. "Nous avons toutefois constaté un intérêt plus marqué pour les investissements, ainsi pour la thématique des investissements durables. Notre étude montre également que les investisseurs belges ne connaissent pas encore bien ce que recouvre le terme d’investissement socialement responsable (ISR), et s’arrêtent souvent aux thématiques environnementales."

En outre, près de la moitié s’avouent dans l’ignorance quant au rendement qu’il peut espérer d’un investissement dans l’ISR, mais la plupart des investisseurs sont désireux d’en détenir davantage, avec une proportion qui pourrait atteindre jusqu’à 45% des actifs sous gestion contre 6,5% à l’heure actuelle chez CBC Banque.

Manque d’information

Ce manque de connaissances par rapport aux investissements durables se retrouve également dans l’étude Schroders Global Investors (530 personnes interrogées disposant de 10.000 euros à investir durant les 12 prochains mois). Wim Nagler (directeur des ventes en Belgique) souligne ainsi qu’ils ne sont que 4% à pouvoir citer les trois principales formes d’investissement ISR disponibles sur le marché, et 49% à affirmer que le manque d’information pertinente est un frein pour investir davantage dans les placements durables. "Il reste encore une énorme lacune dans la connaissance du sujet chez les investisseurs belges. Ils éprouvent des difficultés à trouver une personne qui sera en mesure de donner des informations pertinentes sur le sujet, et soulignent le manque de transparence des fonds ISR dans la politique qu’ils mènent."

67% des investisseurs belges affirment que l’investissement durable a pris plus d’importance ces dernières années.

De manière plus réjouissante, Wim Nagler souligne que 67% des investisseurs belges affirment que l’investissement durable a pris plus d’importance au cours des cinq dernières années, et 51% soulignent avoir augmenté leurs investissements dans les fonds ISR, une tendance qui se marque plus fortement chez les jeunes tandis que les investisseurs plus âgés restent les plus réticents à cette forme d’investissement. "Enfin, il est remarquable de constater qu’ils sont aujourd’hui seulement 20% à estimer que le rendement d’un fonds ISR sera inférieur à celui d’un fonds classique, alors que ce manque de performance constituait une crainte importante il y a de cela quelques années."

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