Le changement climatique touche aussi les investisseurs

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Meilleure utilisation des ressources, protection de l'environnement, énergie alternative... Le changement climatique peut également être un thème d'investissement.

Plusieurs fonds s’intéressent aujourd’hui au changement climatique, essentiellement en visant les sociétés qui trouvent des solutions pour mieux utiliser les ressources naturelles à notre disposition. Dans ce domaine, le fonds Nordea 1 — Global Climate Change and Environment affiche une performance largement supérieure à celle de ses concurrents depuis son arrivée sur le marché belge. Sur les cinq derniers exercices, le fonds a réalisé une progression moyenne de 11%, avec des actifs qui dépassent désormais les 900 millions d’euros.

Fiche technique

• Nom:

Nordea 1- Global Climate Change and Environment (ISIN: LU0348926287)

• Gestionnaires:

Thomas Sorensen, Henning Padberg

• Startégie:

Le portefeuille est exposé sur une cinquantaine de valeurs, avec une pondération maximale tournant autour de 3,5%. Ce qui permet un étalement relatif des risques, en se positionnant assez tôt afin de bénéficier du potentiel le plus important. Près de 50% des actifs sous gestion sont exposés sur des moyennes capitalisations.

• Principales expositions:

Linde, Kerry Group, ASML Holding, National Grid, Ecolab, Bunge, Hexcel, Quanta Services, Weyerhaeuser, Johnson Controls

Pour Henning Padberg (cogestionnaire du fonds), "les analystes traditionnels éprouvent souvent des difficultés à valoriser correctement les cash flows futurs des sociétés exposées sur le changement climatique". Il préfère également éviter les segments qui sont trop subsidiés par les pouvoirs publics, pour se concentrer sur les valeurs qui ont réussi à se construire un modèle d’entreprise qui n’a pas besoin d’intervention extérieure pour être rentable. Typiquement, Nordea 1-Global Climate Change and Environment investira majoritairement dans les sociétés permettant une meilleure utilisation des ressources (environ 70% des actifs sous gestion), le solde étant exposé sur la protection de l’environnement et la production d’énergie alternative.

Une des tendances qu’il apprécie dernièrement est le développement des fermes digitales. "De toutes les industries, l’agriculture est celle qui s’est le moins digitalisé, et il existe donc des possibilités de croissance importantes pour les sociétés qui seront en mesure d’apporter des solutions durant les prochaines années". Il vise notamment les sociétés qui produisent des tracteurs intelligents, capables contrôler la pulvérisation de fertilisants sur les champs. Il indique par contre ne pas être exposé sur l’industrie des véhicules électriques en raison de la difficulté à pouvoir déterminer quels seront les vainqueurs futurs dans ce domaine. "Nous pensons que les investisseurs ont été un peu trop rapides dans l’extrapolation de la pénétration future de ces véhicules."

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