Le fonds de sauvetage européen "assez grand pour tout le monde"

Le président du fonds de sauvetage européen, Klaus Regling, s'est confié aux journalistes du "Bild". Selon lui, un échec de l'euro est inimaginable. Si l'Irlande s'est résignée à demander l'aide de l'Union européenne, tous les pays ne sont pas dans la même situation. "Et personne ne prend quoi que ce soit au contribuable allemand. Il est au contraire probable que l'Allemagne fera des gains grâce à sa contribution au fonds de sauvetage".

Le président du fonds de sauvetage européen Klaus Regling estime dans un entretien paru jeudi que le fonds de sauvetage européen est "assez grand pour tout le monde", alors que les marchés spéculent déjà sur le prochain pays qui y aura recours après l'Irlande.

"Le fait est que seule l'Irlande a demandé de l'aide. Mais les taux d'intérêt augmentent aussi pour d'autres Etats à la périphérie de l'Europe. Les problèmes sont à chaque fois différents: parfois un secteur bancaire trop développé, parfois une croissance trop faible. Mais le fonds de sauvetage serait assez grand pour tout le monde", a-t-il déclaré au quotidien allemand Bild.

M. Regling a toutefois précisé qu'il "ne croyait en aucun cas" que la France et l'Italie étaient menacées.

L'Irlande s'est résignée à demander l'aide de l'Union européenne et du FMI pour renflouer ses finances en pleine déroute. Les marchés pointent le Portugal et l'Espagne comme les prochains pays demandeurs.

Le président du fonds de sauvetage provisoire, mis en place au printemps suite à la crise grecque, estime, lui, que le risque d'une implosion de la zone euro était "nul." "Il est inimaginable que l'euro échoue", a affirmé M. Regling.

Il a par ailleurs assuré qu'il serait "faux" de voir en l'Allemagne, premier contributeur européen pour les aides, un "trésorier" de toute la zone euro.

"Il s'agit de garanties, pas réellement d'argent liquide. Personne ne prend quoi que ce soit au contribuable allemand. Il est au contraire probable que l'Allemagne fera des gains grâce à sa contribution au fonds de sauvetage. Pour la seule Grèce, cela irait jusqu'à 600 millions d'euros, car les Grecs devront payer une sorte d'intérêt sur l'aide", a-t-il dit.

Berlin met en avant sa forte contribution au sauvetage des pays en détresse pour faire passer sa grande revendication: faire participer à l'avenir les investisseurs privés en cas de défaillances d'Etats européens.

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