"Les small caps ont un problème de liquidité"

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Ces dernières semaines, les petites et moyennes capitalisations ont souffert d’importantes vagues de vente. C’est précisément le vivier de Rik Dhoest, le gestionnaire du fonds Nagelmackers Equity Small & Mid Cap Fund.

Le fonds a perdu 8% au cours des neuf premiers mois de l’année. En octobre, les pertes se sont encore creusées. Comptez-vous changer de stratégie?

Non. Dès le début, nous avons clairement indiqué notre préférence pour les entreprises de qualité qui réalisent un bénéfice net d’exploitation (EBITDA) positif. Cette stratégie se justifie plus que jamais dans les circonstances actuelles. Nous ne détenons donc pas d’actions Nyrstar et n’investissons pas dans les sociétés de biotechnologie.

Votre focus sur la qualité ne vous a pas aidé pendant la vague de vente.

C’est exact. Au contraire même. Les entreprises biotechnologiques ont bien résisté et aux États-Unis certaines entreprises technologiques – très chères – s’en sortent relativement bien.

"Les small caps ont un problème de liquidité. Lorsque nous voulons négocier un bloc d’actions hors Bourse, il est difficile de vendre."
Rik Dhoest

Les petites capitalisations sont aujourd’hui confrontées à un problème de liquidité. Les actions reculent fortement, tout simplement parce qu’il n’y a pas d’acheteurs. Nous le constatons aussi lorsque nous voulons négocier un bloc d’actions hors Bourse: il est facile d’acheter, mais difficile de vendre. Nous ne pouvons pas faire grand-chose à part laisser passer l’orage. Rien n’a fondamentalement changé dans la plupart des entreprises. Cela nous a été confirmé par les équipes de management.

Le cours de certaines valeurs belges n’a-t-il pas grimpé exagérément, comme Melexis?

Il est facile de faire des commentaires a posteriori. Mais il faut s’interroger sur ce qui a poussé ces actions vers des sommets. Souvent, cela débute avec une société de Bourse étrangère, comme Berenberg, qui commence à suivre l’action, ce qui pousse la City de Londres à l’acheter. Lorsque ces grands acheteurs revendent ces actions sur un marché peu liquide, comme c’est le cas aujourd’hui, cela fait mal.

Quels sont les ajustements que vous avez réalisés cette année?

Nous préférons limiter le nombre de transactions pour réduire les frais autant que possible. Le fournisseur d’ingrédients pharmaceutiques Fagron est aujourd’hui notre principale participation, à la fois suite à nos achats d’actions et à la remontée du cours. Nous avons en outre réduit nos positions dans Durr (installations de peinture automatique pour le secteur automobile), VolkerWessels (construction) et ASMI (technologie). 

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