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Miser sur l'innovation avec des fonds d'actions européennes

Inditex est, selon Candriam, un exemple de société non technologique innovante. Le distributeur espagnol a mis en place un système de production court afin de pouvoir réagir rapidement aux tendances et à la demande des clients. ©Bloomberg

Les actions européennes permettent aussi de miser sur l’innovation. Sur les cinq dernières années, le fonds Candriam Equities L Europe Innovation affiche une performance annualisée de 8,7% et le fonds JP Morgan Funds- Europe Dynamic Technologies 12,96%. L’innovation peut passer par la technologie, mais aussi par une nouvelle organisation.

Investir dans les valeurs innovantes est souvent associé à une exposition importante aux actions technologiques américaines (ou chinoises). Sur les cinq dernières années, les performances des fonds exposés à l’innovation européenne n’ont toutefois pas à rougir, avec des progressions annualisées de 8,7% pour le fonds Candriam Equities L Europe Innovation géré par Geoffroy Goenen, et de 12,96% pour le fonds JP Morgan Funds – Europe Dynamic Technologies géré par Anis Lahlou-Abid.

Si l’Europe n’est pas vraiment présente sur le segment des réseaux sociaux ou du commerce en ligne, Anis Lahlou-Abid souligne que le continent s’est positionné au centre de la quatrième révolution industrielle, qui vise à modifier en profondeur la manière dont les biens sont produits dans une grande variété de secteurs. "Les usines du futur ne ressembleront à rien de ce que nous connaissons à l’heure actuelle, une transition qui constituera une nécessité pour la plupart des entreprises si elles veulent rester compétitives. Même un groupe comme AB InBev développe aujourd’hui une stratégie digitale cohérente."

Anis Lahlou-Abid cite ainsi le domaine des "digital twins", qui vise à utiliser en temps réel des senseurs afin de dupliquer un actif réel sous forme digitale. "C’est une technologique qui existe dans les applications de pointe depuis trente ans, mais qui est en train de se démocratiser".

Leadership européen

Un domaine d’application est par exemple celui de la maintenance préventive, qui vise à apprendre aux intelligences artificielles à détecter lorsque la situation diverge de la normale, et à réparer une voiture ou un bateau avant qu’il ne tombe en panne. "Une société comme Rolls Royce utilise déjà ce genre de services dans les moteurs d’avions qu’elle vend."

Un autre domaine est la modélisation informatique de produits industriels complexes, afin d’optimiser le processus de production avant de commencer à construire le modèle, ce qui permet de réduire considérablement le temps nécessaire pour amener un produit sur le marché. "Dans ce cas, le digital n’est plus une copie d’un modèle physique, mais le modèle digital est l’original sur la base duquel la chaîne de production sera construite. Dans ce domaine, l’Europe dispose d’un vrai leadership au niveau mondial avec Dassault Systèmes, avec un marché potentiel qui reste significatif". Et il souligne que des groupes tels que SAP ou Siemens figurent également parmi les leaders dans le domaine des logiciels industriels.

Au-delà de la technologie

Pour Geoffroy Goenen, l’innovation ne passe toutefois pas nécessairement par la technologie. "Ce secteur représente typiquement entre 15 et 20% de notre allocation sectorielle. Notre interprétation est beaucoup plus large, et couvre un grand nombre de secteurs d’activité. Une partie importante de l’innovation se traduit au niveau organisationnel, ce qui constitue aujourd’hui une nécessité pour de nombreux acteurs qui font face à une concurrence accrue en provenance du digital".

Il souligne ainsi le cas du distributeur espagnol Inditex, qui a mis en place un système de production court afin de pouvoir réagir rapidement aux tendances et à la demande des clients. Ou encore le cas d’Unilever, qui a su révolutionner sa culture d’entreprise pour mettre sur le marché un flux régulier de nouveaux produits.

"Nous n’hésiterons pas à payer plus cher que la valorisation du marché, si les attentes au niveau des flux de trésorerie restent soutenues."
Geoffroy Goenen Candriam

Geoffroy Goenen souligne que sa stratégie sera typiquement assez diversifiée, sur des secteurs tels que l’industrie, la consommation, la technologie ou la chimie spécialisée. "Nous avons dans le portefeuille une soixantaine de valeurs, avec un poids maximal de 3,5% pour une position, ce qui permet de ne pas prendre de gros paris sur un dossier. Par contre, il existe de nombreux secteurs où il ne sera pas possible de trouver des sociétés disposant d’un avantage compétitif, comme par exemple dans les utilities, les télécoms ou la finance. Les entreprises innovantes doivent maîtriser leur destin et ne pas être soumises à des facteurs externes trop importants."

Biais croissance

Candriam Equities L Europe Innovation fera la part belle aux moyennes capitalisations (2 à 10 milliards d’euros), qui représentent environ un tiers des actifs sous gestion. "Nous croyons profondément dans le fait d’investir dans des actions de croissance, un style qui devrait continuer à dégager une performance supérieure aux stratégies value durant les prochaines années." Et de souligner que les stratégies value ne parviennent généralement à dégager une performance attractive que dans les phases de boom économique, ce qui est loin d’être le chemin pris par l’économie européenne. "Nous n’hésiterons pas à payer plus cher que la valorisation du marché, si les attentes au niveau des flux de trésorerie restent soutenues. Nous avons également chaque année une ou deux de nos positions qui font l’objet d’une acquisition."

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