"Nous préférons investir dans un aéroport que dans une autoroute"

©Chris Rudio

DWS investit dans les infrastructures européennes via notamment trois fonds de Private Equity. "Nous préférons les infrastructures autour desquelles il est possible de développer un modèle opérationnel, comme les aéroports", explique Harold d’Hauteville, responsable des investissements en infrastructures chez DWS.

1. Pourquoi les infrastructures sont-elles actuellement intéressantes?

Les taux bas poussent aujourd’hui les citoyens vers les infrastructures. Une des caractéristiques de cette classe d’actifs, c’est qu’elle génère des cash flows – et par ricochet des revenus – relativement stables. Contrairement aux comptes d’épargne, les infrastructures offrent un rendement supérieur à l’inflation et il s’agit également d’investissements dans des actifs physiques. Le secteur est également caractérisé par des barrières à l’entrée très élevées. On ne remplace pas facilement un aéroport ou une autoroute à péage. Résultat: cette classe d’actifs offre un ratio risque/rendement intéressant qui est par ailleurs peu corrélé aux classes d’actifs traditionnelles. On constate une demande croissante pour les infrastructures en raison de la digitalisation et la décarbonisation L’usage de plus en plus intense de données mobiles va également dans le sens d’un accroissement des besoins en infrastructures.

2. Comment choisissez-vous vos investissements?

Nous investissons aussi bien dans des projets cotés que non cotés. Avec nos fonds de Private Equity, nous privilégions le transport (aéroports, ports, etc.), les services aux collectivités (réseaux de gaz et d’électricité), l’énergie (pipe-lines et gazoducs) et les télécommunications (antennes, réseaux de fibres optiques, satellites, etc.). Nous préférons cependant les infrastructures autour desquelles il est possible de développer un modèle opérationnel aux projets isolés. Par exemple, nous choisirons de préférence un aéroport qu’une autoroute à péage. Dans un aéroport, vous pouvez réaliser d’autres investissements et essayer d’attirer des compagnies aériennes, tandis qu’avec une autoroute à péage, vous dépendez exclusivement du trafic. S’il se réduit, vous avez peu de possibilités de changer les choses. Nous investissons dans des projets qui seront encore pertinents dans dix ans. Nous avons par exemple pris une participation dans l'aéroport de Venise et dans le port de Liverpool.

3. Investissez-vous aussi dans les infrastructures belges?

Oui, nous avons investi dans deux entreprises belges. Tout d’abord dans l’entreprise de services  TCR, spécialisée dans le matériel roulant utilisé dans les aéroports, comme les tracteurs qui positionnent les avions sur le tarmac et les bus. L’entreprise loue ce matériel roulant aux compagnies aériennes dans 130 aéroports, dont celui de Bruxelles. Nous avons également investi dans l’entreprise Hansea, spécialisée dans les bus. Elle assure des liaisons quotidiennes urbaines et régionales pour le compte de sociétés de transports publics comme De Lijn et TEC. Hansea est également active dans les transports scolaires ou du personnel d’entreprises, ainsi que dans la location d’autobus. L’entreprise détient notamment les compagnies de bus Heidebloem et De Polder. Avec une flotte de 811 bus et près de 1.200 collaborateurs, Hansea – anciennement Veolia Transport Belgium – est la plus grande société de bus en Flandre. Notre participation dans Hansea date de juin 2019.

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