Publicité

"Pour notre panier défensif, nous misons désormais davantage sur les taux de change"

En cette période de taux bas, il n’est plus possible d’obtenir un rendement suffisant avec les obligations souveraines de qualité. C’est pourquoi Nordea a lancé un fonds obligataire flexible qui combine risque modéré et rendement raisonnable. Il semble assez bien résister à la crise du coronavirus.

1. Quelle est la solution proposée par Nordea AM dans le contexte actuel de taux bas?

En 2013, nous avons lancé le fonds Nordea 1 – Flexible Fixed Income. Notre objectif consistait à composer un portefeuille obligataire performant affichant un faible taux de risque et offrant sur l’ensemble du cycle un rendement moyen supérieur d’environ 200 points de base au rendement des liquidités. Nous ne nous sommes imposé aucune restriction. Pour contrôler le niveau de risque, nous avons acheté des actifs affichant de bons résultats dans les marchés "bull" et d’autres se comportant bien dans les marchés "bear". Le rendement des composants défensifs classiques a systématiquement baissé ces dernières années et est aujourd’hui négatif. C’est pourquoi nous devons nous montrer plus flexibles sur la partie défensive du fonds. Pour ce faire, nous tirons parti des cours de change, comme la couronne suédoise contre la couronne norvégienne. La couronne suédoise se comporte souvent mieux durant les périodes difficiles que son homologue norvégienne, liée au cours du pétrole.

2. La crise du coronavirus a fortement touché l’économie. Comment avez-vous réagi?

Avant la crise, nous étions positionnés de manière défensive. Nous estimions que les différentiels de taux des obligations d’entreprises étaient trop bas pour offrir une compensation équitable par rapport à l’augmentation des risques sous-jacents. C’est pourquoi nous avons réduit notre exposition aux obligations d’entreprises en début d’année. Lorsque la crise a éclaté, nous avons vu, d’une part, les taux de certaines obligations souveraines rester stables et, d’autre part, les différentiels de taux augmenter fortement suite aux incertitudes quant à l’impact de la pandémie. Nous avons alors sensiblement augmenté notre exposition aux obligations d’entreprises et réduit nos positions sur les marchés émergents, car ces pays ne disposent pas des mêmes possibilités que l’Europe et les États-Unis pour stimuler leur économie. Les gigantesques programmes d’aide mis en place par les pays occidentaux nous permettent par contre d’augmenter le niveau le risque au sein de notre portefeuille.

3. Quel est le profil des investisseurs qui achètent votre fonds?

Nos principaux investisseurs sont des institutionnels à la recherche d’un produit défensif assorti d’un rendement acceptable. Nous avons aussi des clients retail qui investissent dans le fonds. De plus en plus de banques appliquent un taux de pénalisation à leurs clients fortunés. Un fonds obligataire peut être une solution pour ces clients.
Depuis son lancement en mai 2013, notre fonds obligataire flexible affiche un rendement cumulé de 8,7%. Sur les cinq dernières années, il est de 3,4%. L’an dernier, nous avons obtenu un rendement de 4,7%, mais 2019 fut une année exceptionnelle, où pratiquement toutes les classes d’actifs ont affiché de bons résultats. Après un premier trimestre 2020 mouvementé – le mois de mars a été particulièrement difficile à cause de l’amplification de la crise du coronavirus – nous en étions à -0,97%. Début mai, des adaptations au sein du portefeuille nous ont permis de réduire la perte à -0,58%.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés