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Exposition quasi maximale aux actions chez M&G

Christophe Machu (M&G) ©M&G

L’équipe Multi-Assets de M&G a relevé son exposition sur les marchés boursiers à un niveau proche du maximum possible pour le fonds mixte dynamique.

"Comme beaucoup de fonds, nous avons connu une année 2018 difficile, notamment sur nos positions sur les marchés boursiers. Environ 90% des classes d’actifs ont terminé l’année dans le rouge, ce qui constitue un record depuis le début du XXe siècle", souligne Christophe Machu, gestionnaire au sein de l’équipe Multi Assets de M&G Investments au sujet du fonds M&G (Lux) Dynamic Allocation. Pour autant, il souligne que les marchés ont beaucoup trop anticipé des mauvaises nouvelles au niveau macroéconomique, avec 70% des gestionnaires qui s’attendent désormais à une récession durant les deux prochaines années. "Quand nous regardons l’environnement, il y a certes des éléments négatifs, mais il y a également plusieurs facteurs de soutien pour les marchés financiers en ce début d’année, notamment une inflation qui reste sous contrôle, des cours pétroliers qui ont reflué, des taux d’intérêt bas, un véritable changement de discours de la réserve fédérale américaine et des indices manufacturiers qui pointent encore vers une expansion des économies."

"Nous avons profité de points d’entrée intéressants à partir du 20 décembre."
Christophe Machu
M&G

Christophe Machu estime dès lors que le contexte actuel est relativement neutre en dépit du pessimisme ambiant. "C’est la raison pour laquelle nous avons relevé le risque du portefeuille à la fin de l’année dernière, en profitant de points d’entrée intéressants à partir du 20 décembre dernier." L’exposition sur les actions est ainsi remontée à 56% des actifs sous gestion sur M&G (Lux) Dynamic Allocation Fund, contre un maximum théorique de 60%.

Sous-pondération du Bund

Parallèlement à la surpondération sur les marchés boursiers, le fonds est sous-pondéré sur le taux souverain allemand. "Nous tablons pour 2019 sur un resserrement des primes de risque entre les marchés actions et les marchés obligataires, car les niveaux actuels sont trop importants pour ne pas se contracter. Depuis le début de l’année, nous avons effectivement déjà assisté à une correction de cette anomalie, sans qu’il y ait eu de changements majeurs par rapport au contexte de la fin 2018, constate encore Christophe Machu. Et selon nous, ce rebond pourrait encore se poursuivre si le climat environnant reste plus neutre."

Pari européen

Au niveau de l’allocation du fonds, Christophe Machu indique que la pondération du marché américain reste neutre. "Nous étions totalement sortis du marché au début du quatrième trimestre 2018, mais nous sommes revenus progressivement jusqu’à 6% des actifs sous gestion en privilégiant les valeurs bancaires et les cycliques (pétrole, technologie, etc.), et en évitant les secteurs plus défensifs."

En dehors du marché américain, le fonds reste surpondéré en Europe, au Japon et sur les marchés émergents, avec également un léger biais sur le secteur bancaire. "Nous sommes toutefois un fonds d’allocation entre les différentes classes d’actifs, et nous ne choisirons donc jamais d’actions spécifiques sur un marché. Nous privilégions d’entrer et de sortir en achetant des produits indiciels, afin de pouvoir revoir nos positions très rapidement. Nous n’aurons donc généralement pas de biais sectoriel spécifique." Sur les actions européennes, M&G (Lux) Dynamic Allocation Fund est actuellement exposé à hauteur de 18% des actifs sous gestion, soit environ un tiers de la poche actions du portefeuille.

En Asie, la préférence va aux grands marchés exportateurs tels que la Corée du Sud ou Taïwan, qui seront peu influencés par l’évolution de l’économie chinoise. "La croissance des résultats des sociétés coréennes sur les deux dernières années a franchi la barre des 40% et conserve une valorisation très attractive. Nous sommes actuellement bien récompensés pour prendre du risque sur ces marchés", souligne encore Christophe Machu. L’Asie représente aujourd’hui 14% des actifs sous gestion. "Nous misons également sur la baisse de certaines devises asiatiques exposées sur l’économie chinoise."

Dette émergente

Enfin, sur la poche obligataire, le portefeuille reste positionné défensivement par rapport à une éventuelle remontée des taux dans les pays développés. À l’inverse, le portefeuille s’est également exposé sur la dette des pays émergents, qui représentent désormais 13% des actifs sous gestion. "Nous pensons que cette classe d’actifs pourra tirer parti de la pause marquée au niveau de la Réserve fédérale." Enfin, Christophe Machu souligne ne pratiquement pas être exposé sur le marché du crédit. "Nous préférons aujourd’hui prendre du risque par le biais des actions que des obligations d’entreprises."

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