Meet the fund manager|Paul Beller

©LAURIE DIEFFEMBACQ

Paul Beller (56 ans) gère le fonds d’épargne-pension Pricos de KBC Asset Management, qui comptabilise plus de 5 milliards d’euros d’actifs sous gestion.

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> Depuis combien de temps exercez-vous le métier de gestionnaire de fonds?

30 ans.

> Quel est l’aspect le plus difficile de la gestion d’un fonds?

Il faut être capable de vivre avec de nombreuses incertitudes. Vous n’aimeriez sans doute pas que votre médecin vous dise qu’il fait un bon boulot s’il pose un diagnostic correct six fois sur dix. C’est pourtant le cas dans la gestion de fonds, ce qui ne rend pas les choses faciles. Nos investisseurs s’attendent à ce que nous protégions leurs avoirs contre l’imprévisible.

> Investissez-vous dans votre fonds?

Assurément. J’ai aussi été un des premiers à transférer mes parts dans Pricos SRI(le premier fonds d’épargne-pension durable lancé l’an dernier en Belgique, NDLR).

> Quel est l’aspect le moins agréable de votre métier?

Le sentiment d’impuissance. Même si les marchés financiers sont souvent imprévisibles, tout le monde s’attend à ce qu’il y ait une certaine logique entre action et réaction. Mais lorsque vous constatez que ce sont souvent des tweets dépourvus de véritable contenu qui déterminent le cours des marchés, vous avez parfois envie de devenir facteur, un métier avec une solide logique.

> Quelle est votre devise?

Agissez sans regarder en arrière.

> Quelle est la principale leçon que vous ayez apprise en tant que gestionnaire de fonds?

Que les marchés financiers ne sont pas toujours valorisés correctement. De plus, dans certains segments, les opportunités sont pléthore. C’est vrai en particulier pour les actions de petites sociétés cotées.

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