4e séance dans le rouge pour le Nikkei

©Bloomberg

La Bourse de Tokyo a fini en recul de 1,11%, toujours sous le coup de la hausse du yen en réaction à l'incertitude liée au vote britannique favorable à une sortie de l'Union européenne, dans un marché nerveux avant le rapport sur l'emploi américain.

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a chuté de 1,11% ce vendredi, sa quatrième séance de suite dans le rouge, victime de la remontée du yen et d'autres éléments négatifs découlant des craintes liées au Brexit.

A l'issue des transactions, le Nikkei des 225 valeurs vedettes a lâché 169,26 points à 15.106,98 points, bien qu'ayant ouvert en hausse. Il a cédé 3,67% sur l'ensemble de la semaine.

L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a perdu pour sa part 1,32% vendredi (-16,21 points) à 1.209,88 points.

Du côté des changes, le dollar est descendu à 100,44 yens, contre 100,70 yens 24 heures plus tôt, et l'euro a décliné à 111,29 yens contre 111,65 yens jeudi à l'heure de la fermeture de la place tokyoïte.

La séance a été assez peu active, avec 1,84 milliard de titres échangés sur le premier marché.

"Nous avons eu une petite étincelle à l'ouverture, mais un nouvel élan du yen l'a éteinte", a souligné Andrew Sullivan de Haitong Securities International Group. "Si la devise japonaise se renforce de façon significative, il est certain que les exportateurs vont être à la peine", a-til ajouté en réponse à l'agence Bloomberg.

La position prudente des donneurs d'ordres est aussi due à l'attente de la publication des chiffres du chômage plus tard dans la journée aux Etats-Unis.

"Les acteurs du marché ont du mal à s'engager avant l'annonce de ces données", a confirmé à Bloomberg Masayuki Doshida de Rakuten Economic Research.

Nintendo flambe

Sur les 225 composantes du Nikkei, 187 ont fléchi, et seulement 30 ont augmenté, les autres ont stagné.

L'action du pionnier japonais des jeux vidéo Nintendo s'est distinguée par une envolée de près de 9% grâce au très bon démarrage de l'application Pokemon Go pour smartphones. Le titre a pris jusqu'à 11,6% en début de journée, avant de tempérer ses ardeurs et de finir à 16.270 yens (+8,93%).

Une société affiliée à Nintendo, The Pokemon Company, a mis en ligne jeudi aux Etats-Unis et en Australie notamment un jeu gratuit, Pokemon Go, pour smartphones sous iOS (iPhone) et sous Android. Cette application s'est immédiatement hissée en tête du palmarès des téléchargements sur la boutique en ligne dédiée iOS, ce qui réjouit les investisseurs.

Dans un registre différent, celui de la grande distribution, l'action Seven & I a perdu 1,62% à 4.078 yens au lendemain de l'annonce des résultats du premier trimestre qui ont montré une quasi stagnation des bénéfices.

©EPA

Toshiba a lâché 1,06% à 269,50 yens. L'action était dans les radars en raison d'un article en une du Nikkei indiquant que les trois ex-dirigeants à l'origine d'un scandale de comptes ne seront sans doute pas traduits en justice dans l'immédiat.

Hitachi, qui oeuvre dans les mêmes domaines que Toshiba, a de son côté gagné 0,05% à 403,30 yens. Le groupe diversifié avait annoncé jeudi qu'il allait s'associer à Japan Atomic Power Company pour la construction d'une centrale nucléaire en Grande-Bretagne, site dont la mise en exploitation est prévue en 2020.

Les firmes pétrolières n'ont quant à elles pas vraiment tiré bénéfice du rebond des cours du brut vendredi en Asie. JX Holdings a cédé 0,76% à 381 yens et Inpex 1,98% à 741,5 yens.

Parmi les traditionnelles valeurs vedettes, la tendance était globalement négative: le constructeur d'automobiles Toyota a perdu 0,35% à 5.055 yens, Nissan 0,73% à 918,90 yens et Mitsubishi Motors 1,78% à 442 yens.

Dans le secteur de l'électronique, Sony, qui a pourtant plutôt les faveurs des acheteurs ces derniers temps, a cédé 0,69% à 3.013 yens et Panasonic 0,29% à 863 yens.

Ont aussi été boudés les opérateurs de télécommunications: KDDI a lâché 2,03% à 3.134 yens, NTT 2,92% à 4.829 yens et SoftBank Group 2,37% à 5.399 yens.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés