Plus de volatilité sur les marchés

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Les marchés d’actions devraient connaître plus de volatilité cette année alors que les banques centrales mettent un frein à leurs rachats d’actifs, après dix années d’intervention. Chez Schroders, Invesco, et Franklin Templeton, les analystes soulignent que l’environnement reste positif pour les marchés.

Les responsables de la stratégie chez Schroders, Invesco et Franklin Templeton pointent l’impact de la fin des rachats d’actifs sur les marchés cette année. Un changement, après 10 ans de QE.

L’annonce de la Banque du Japon de freiner ses rachats d’actifs sur les marchés s’est fait ressentir négativement chez les investisseurs ce mercredi. Car ceux-ci redoutent un environnement moins favorable après dix années de rachats d’actifs (QE). "Avec la fin du QE, la direction unique des marchés touche aussi à sa fin", a indiqué Philippe Lespinard, responsable des investissements chez Schroders, lors d’une conférence organisée conjointement par la firme de gestion, et ses concurrents Invesco et Franklin Templeton. Mais il ne se dit pas pour autant négatif pour les marchés. "On recommence à observer des différences de variations entre les actions et les obligations", souligne-t-il.

30 milliards €
La Banque centrale européenne a diminué le montant de ses rachats d’actifs par mois et arrêtera son intervention au mois de septembre.

Gareth Isaac, responsable des investissements chez Invesco, se montre lui plus pessimiste. "Les marchés ne sont pas préparés à un changement de politique monétaire des banques centrales après dix ans de rachats d’actifs, relève-t-il. Les investisseurs privés vont devoir acheter toutes les obligations que les banques centrales ne vont plus acheter." Il pointe que sur les cinq à six dernières années, "le cash et les obligations de qualité ont été délaissés à cause de leur faible rendement. Les investisseurs se sont déplacés vers les obligations à plus haut rendement, alors que ce n’est pas leur territoire naturel. Les investisseurs pourraient migrer à nouveau vers les actifs les moins risqués. On le voit déjà aux Etats-Unis sur le marché obligataire".

Néanmoins, l’environnement reste positif pour les marchés à cause de la croissance de l’économie mondiale, de manière synchronisée entre les pays, estiment les analystes. "Les pressions inflationnistes ne sont pas un problème", ajoute Philippe Lespinard.

L’environnement est particulièrement positif pour les marchés émergents. Carlos Hardenberg, directeur de la stratégie pour les marchés émergents chez Franklin Templeton, souligne que ceux-ci profitent de la progression des cours des matières premières.

"Historiquement, les marchés émergents ont sous-performé quand les Etats-Unis ont annoncé des resserrements de taux, mais sur les cinq à six dernières phases de resserrement monétaire, ils ont surperformé, indique-t-il. De plus, les sociétés privées des pays émergents se sont désendettées et ne dépendent plus des investisseurs américains. Ils sont en meilleure forme qu’il y a 20 ans."

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