Athènes, encore dans le rouge

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Mardi, la Bourse d'Athènes a connu son pire krach depuis 1987. Ce mercredi, elle a ouvert dans le rouge...

La Grèce est entrée lundi soir dans une période d'incertitude politique après l'annonce d'une présidentielle anticipée qui pourrait entraîner des législatives et l'arrivée au pouvoir d'une gauche radicale opposée aux réformes imposées par les créanciers de la troïka. Ce scénario a fait plonger mardi la Bourse d'Athènes, qui a cédé 12,78%, une chute inédite en 27 ans.

La Bourse d'Athènes a de nouveau ouvert ce mercredi dans le rouge, cédant plus de 2% un quart d'heure après l'ouverture, sur fond d'incertitudes politiques, au lendemain d'une dégringolade au cours de laquelle l'indice général (Athex) a perdu près de 13%.

Après avoir ouvert en baisse de 0,62%, l'indice général cédait 2,41% à 880,90 points mercredi vers 08H45 GMT.

La chute de 12,78% de la veille, d'une ampleur inédite depuis 27 ans sur une seule séance, a été imputée au climat créé par l'annonce de l'élection présidentielle d'ici fin décembre, une élection à grand risque pour l'actuel gouvernement de coalition droite-socialistes dirigé par le conservateur Antonis Samaras.

En effet, en cas d'échec à trouver 180 députés, sur 300, qui seraient d'accord sur le nom du candidat proposé par le gouvernement, Stavros Dimas, un ancien commissaire européen, le gouvernement devrait dissoudre le Parlement, avec le risque pour lui de se faire battre par le parti de gauche radicale Syriza, favori des sondages et anti-austérité.

Les marchés craignent dans cette hypothèse un détricotage des mesures de réforme entreprises depuis 2010, en échange de 240 milliards d'euros de prêts à la Grèce par ses créanciers internationaux.

La chute de mardi a frappé surtout le secteur bancaire, qui a perdu plus de 16% sur la séance.

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