Des sociétés chinoises plus ouvertes aux investisseurs

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Quelque 222 actions chinoises domestiques rejoignent l’indice MSCI Emerging Markets. Les analystes ne sont guère enthousiastes vis-à-vis de cette inclusion.

Les sociétés chinoises cotées ont fait un petit pas vers les investisseurs ce mardi. Après trois tentatives infructueuses, la Chine se retrouve enfin inclue dans l’indice MSCI Emerging Markets. Mais de l’avis des analystes, cette inclusion ne représente qu’un premier pas pour le marché des capitaux chinois et pour une plus grande représentation dans l’indice.

Les actions chinoises ont profité de cette inclusion. L’indice Shanghai Composite et celui de Shenzen ont progressé de 0,52% et 1,17% respectivement à la clôture des marchés asiatiques. Par contre, l’indice de la Bourse de Hong Kong a perdu 0,57%.

Dix ans, au moins

D’ici le mois d’août 2018, 222 actions chinoises domestiques rejoindront l’indice MSCI Emerging Markets. Elles ne pèseront que 0,7% de l’indice. En outre, ces actions étaient déjà accessibles pour les investisseurs étrangers à travers la connexion établie avec la Bourse de Hong Kong, sur un total de 448 titres seulement.

MSCI a calculé que l’inclusion des valeurs chinoises dans leur indice Emerging Markets va amener 17 milliards de dollars d’investissement venant de l’étranger dans celles-ci durant l’année qui arrive.

Pour que d’autres actions chinoises soient incluses dans l’indice MSCI Emerging Markets, la Chine devra améliorer l’accès de son marché de capitaux aux investisseurs étrangers, relâcher ses limites journalières sur le trading à travers sa connexion avec la Bourse de Hong Kong et faire davantage d’efforts pour freiner les suspensions de trading, a indiqué MSCI.

Chez Legg Mason, Kim Catechis, responsable de l’équipe marchés émergents, estime pour cette raison qu’il ne faut trop s’enthousiasmer par l’inclusion des 222 valeurs chinoises domestiques dans l’indice de référence. "L’impact sera plus important lorsque plus d’actions chinoises domestiques seront incluses", indique-t-il. "Pour resituer combien de temps prend ce processus, on peut citer l’exemple coréen, qui a vu 20% de son marché inclus dans l’indice MSCI Emerging Markets en 1992 (100% en 1998) et l’exemple de Taiwa, qui avait 50% de son marché inclus dans l’indice en 1996 (100% en 2005)", rappelle-t-il. Des analystes estiment qu’il faudra au moins dix ans pour que d’autres valeurs chinoises intègrent l’indice.

MSCI a calculé que l’inclusion des valeurs chinoises dans leur indice Emerging Markets va amener 17 milliards de dollars d’investissement venant de l’étranger dans celles-ci durant l’année qui arrive. Un montant faible comparé aux 20 milliards de dollars de capitaux qui ont fui sur le mois de mai. Cela ne suffira donc pas à changer la direction baissière du yuan face aux autres devises.

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