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Faut-il miser sur les banques européennes?

©AFP

Entre facteurs de soutien et nouveaux risques systémiques, le secteur bancaire européen reste décoté. La sélectivité s’impose.

La fin 2014 devait être marquée par un climat plus serein pour les groupes bancaires européens. Suite à la conclusion de l’Asset Quality Review (AQR, l’examen de la qualité des bilans) par la Banque centrale européenne, les besoins en fonds propres des principales banques européennes avaient été identifiés. Les économistes et les stratégistes sont souvent d’accord pour considérer qu’un secteur bancaire en ordre de marche sera nécessaire pour assister à une reprise économique durable sur le Vieux continent.

Mais la semaine dernière a rappelé à quel point le secteur financier risque d’être encore très volatil dans les prochains mois. Le secteur a corrigé de 7% la semaine dernière, suite aux baisses des notes de l’Italie (par Standards & Poors) et de la France (par Fitch), couplées aux craintes de voir les extrémistes de gauche grecs arriver au pouvoir, lors des prochaines élections législatives. Et le secteur continue son recul cette semaine.

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Au niveau des performances boursières, la progression moyenne sur le secteur s’est élevée à 6,4% durant l’année écoulée. Ce qui semble être une performance peu attractive occulte toutefois des divergences sectorielles très importantes, avec 48% de progression pour Intesa Sanpaolo face à un recul de 24% pour la Deutsche Bank. Idem pour une période de 5 ans, où la performance moyenne (+ 7,6%) s’explique uniquement par la hausse d’Unicredit (+ 136%), 10 des 17 autres valeurs affichant encore des reculs importants par rapport à la fin 2009.

©MEDIAFIN

Marge de progression

La valorisation du secteur n’est pas excessive, avec un ratio cours/valeur comptable inférieur à 1, et un ratio cours/bénéfice à peine supérieur à 10. "Dans un environnement normalisé, nous pourrions voir les bancaires de la zone euro progresser de 20%", soulignait récemment le courtier Nomura, dans une large étude consacrée au secteur bancaire européen.

+6,4%
La progression moyenne des actions des banques européennes cette année.

En dépit de la forte hausse du cours depuis le début janvier, ING est clairement la valeur préférée des analystes, avec près de 80% d’avis positifs, un potentiel qui dépasse encore 20%, et une valorisation qui reste encore inférieure à la moyenne du marché. Parmi les autres valeurs qui reçoivent un soutien du consensus, nous trouvons notamment KBC, Société Générale et Unicredit. "Les meilleures opportunités résident aujourd’hui dans les groupes qui vont distribuer des dividendes attractifs et dont la valeur comptable continuera de progresser", souligne Matt Spick (Deutsche Bank).

Mauvaise note

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Dans le rouge, ce sont les banques espagnoles qui sont le plus souvent sur la liste de vente des analystes, avec plus de 10 avis négatifs, tant pour Santander que pour BBVA. La valorisation des deux groupes est aujourd’hui plus chère que la moyenne européenne.

Les grandes banques d’affaires ne figurent que rarement parmi les valeurs préférées des analystes, essentiellement parce que le secteur pourrait encore se voir pénaliser lourdement dans les prochains trimestres, même si les analystes se montrent généralement assez optimistes sur Barclays, en raison de la valorisation attractive et de l’exposition sur la bonne conjoncture au Royaume-Uni. Les plus petites banques d’affaires (Natixis, Julius Baer) semblent pour leur part être pleinement valorisées.

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