La croissance américaine tire Wall Street vers le haut

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Wall Street a légèrement monté jeudi, profitant d'un chiffre bien accueilli sur la croissance américaine ainsi que du rebond persistant des cours pétroliers: le Dow Jones a pris 0,33% et le Nasdaq 0,28%.

La Bourse de New York avait perdu du terrain sur fond de difficultés politiques du président Donald Trump face à sa majorité républicaine au Congrès, mais elle se remet progressivement depuis le week-end.

Jeudi, les marchés ont terminé à la hausse. Le Dow Jones a grimpé de 0,33% alors que le S&P 500 a pris 0,29%. Le Nasdaq s’est quant à lui accordé 0,28% et bat un nouveau record historique à 5.914,34 points.

La raison de cette progression est notamment à chercher du côté du département du Commerce. Il l’a en effet révisée en hausse son estimation finale de la croissance du dernier trimestre 2016. L’année reste toutefois marquée par la plus faible expansion du PIB depuis cinq ans. Le chiffre serait toutefois assez bon que pour pousser la Fed à relever plus vite ses taux d’intérêt. 

"On reprend confiance dans le fait que les 50 dollars pourraient constituer un plancher aux cours des prochains mois."
Chris Low
FTN Financial

Mais "l'élément principal, c'est le pétrole, dont les cours (...) sont revenus au plus haut depuis trois semaines", a jugé Chris Low, de FTN Financial. Le marché de l'or noir, qui avait chuté au début du mois, reprend des couleurs depuis le début de la semaine et a repassé jeudi le cap des 50 dollars le baril à New York face aux espoirs de réduction prolongée de la production, notamment au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). "On reprend confiance dans le fait que les 50 dollars pourraient constituer un plancher aux cours des prochains mois", a expliqué M. Low. "Cela stimule le secteur pétrolier qui joue un grand rôle (à Wall Street)."

Parmi les valeurs, la chaîne de magasins de vêtements de sport Lululemon s’est effondrée de 23,44% à 50,76 dollars, malgré une hausse trimestrielle de ses ventes et bénéfices, les investisseurs sanctionnant des prévisions jugées très décevantes après ce que le groupe a lui-même qualifié de "lent" début d’année.

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