La Deutsche Bank va donner des conseils sur les ETF

©Tim Dirven

La Deutsche Bank Belgique va mettre sur pied d’égalité les fonds de placement traditionnels et les ETF et fournir à ses clients des conseils en investissements sur ces produits.

L’apparition des fonds indiciels et des ETF (fonds cotés en Bourse) n’est pas nouvelle. Même si leur succès est croissant, force est de constater qu’ils ne représentent encore qu’une petite fraction des actifs sous gestion investis dans les fonds traditionnels en Europe, et que rares sont les particuliers qui utilisent ces outils dans la gestion de leur patrimoine. "Les ETF ne représentent que 3,8% des actifs sous gestion investis dans les fonds actifs contre 19% aux Etats-Unis. Les ETF détenus par les particuliers tournent autour de 15% des actifs investis dans les ETF, contre 42% aux Etats-Unis", souligne Alain Moreau, CEO de Deutsche Bank Belgique.

Cette différence s’explique par certains avantages fiscaux sur ce type de produit aux Etats-Unis et par un modèle de distribution en Europe qui privilégie la distribution de fonds sur lesquels des commissions de gestion et des rétrocessions élevées sont perçues annuellement.

Faibles coûts

Anticipant que ces instruments devraient voir leur importance progresser fortement durant les prochaines années dans le portefeuille des particuliers, la Deutsche Bank Belgique va désormais mettre sur pied d’égalité les fonds de placement traditionnels et les ETF dans sa communication, et fournir à ses clients des conseils en investissements sur ces produits qui restent encore souvent méconnus des investisseurs. "Les recommandations sur les différentes classes d’actifs pourront désormais intégrer aussi bien des fonds traditionnels que des ETF", souligne Olivier Delfosse (head of products PCC International chez Deutsche Bank).

"L’intérêt pour nous est d’inciter les clients à centraliser leur patrimoine mobilier chez nous."
alain moreau
CEO Deutsche bank belgique

Le principal intérêt des ETF est le coût très faible lié à ces instruments, et le fait que ces produits sont négociés en Bourse, et peuvent donc être achetés et vendus très rapidement. "Les frais transactionnels pour investir sur un ETF tournent entre 0,05% et 0,5% en fonction du marché et de la taille de l’ordre, avec une moyenne de 0,2% et la commission de gestion annuelle tourne entre 0,07% (pour l’ETF de Vanguard sur le S & P500) et 0,65% pour un ETF sectoriel, avec une moyenne de 0,3%. L’intérêt pour nous n’est clairement pas les commissions de transaction, mais d’inciter davantage de clients à centraliser leur patrimoine mobilier chez nous en leur donnant l’accès à ces produits accompagnés d’un conseil pour les orienter dans leur choix, indique encore Alain Moreau. Dans un environnement de taux bas, les clients sont de plus en plus sensibles aux frais et à l’impact que ceux-ci peuvent avoir sur la performance de leur portefeuille".

Sélection

La Deutsche Bank mettra en avant des ETF de cinq promoteurs, à savoir :


-> iShares (BlackRock),
-> Vanguard,
-> Lyxor (Société Générale),
-> Amundi
-> db x-trackers (Deutsche Bank), qui représentent environ 75% du marché pour les ETF en Europe.

"À l’image de notre sélection en fonds de placement, nous sélectionnerons les ETF enregistrés en Belgique qui disposent d’une notation Morningstar de minimum quatre étoiles, souligne Olivier Delfosse. Ensuite, nous ne retiendrons que des ETF à réplication physique (qui détiennent donc réellement les actions des indices qu’ils sont censés répliquer) et nous ne mettrons en avant que les parts de distribution, afin de bénéficier d’une taxation plus avantageuse au niveau de la taxe sur les opérations boursières (0,09% sur les ETF de distribution contre 1,32% pour les ETF de capitalisation enregistrés en Belgique). Enfin et surtout, nous ne recommanderons des ETF que lorsqu’ils peuvent apporter une valeur ajoutée par rapport à un produit géré activement". Et de citer par exemple le cas des fonds investis sur les grandes sociétés américaines, qui ne parviennent plus à battre le grand ETF de Vanguard sur l’indice S & P500.

Actif ou passif

Tout en indiquant que cette liste fera l’objet d’un suivi continuel par les équipes de sélection, Olivier Delfosse souligne que les produits mis en avant ne devraient pas souvent changer. "Leur performance est assez stable dans le temps, et les ETF ne vont d’ailleurs pas tout remplacer. Sur les grandes capitalisations européennes, la performance des ETF est dépassée par de nombreux produits actifs. De même, les particuliers qui ne souhaitent pas réaliser leur allocation entre classes d’actifs seront davantage attirés par les produits mixtes flexibles, tandis qu’un ETF indiciel n’offrira aucune protection en cas de baisse des marchés".

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