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La tentative de rebond a tourné court à Wall Street

La tentative de rebond a fini par tourner court en fin de séance mercredi à Wall Street, la peur du dollar fort l'emportant sur la chasse aux bonnes affaires: le Dow Jones a perdu 0,16% et le Nasdaq 0,20%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a reculé de 27,55 points à 17.635,39 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 9,85 points à 4.849,94 points. L'indice élargi S&P 500, jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, a cédé 0,19% à 2.040,24 points.

"Les investisseurs s'inquiètent toujours pour (la force du) dollar et la perspective d'une hausse des taux", a commenté Alan Skrainka chez Cornerstone Wealth Management. Pour autant, vu la bonne santé actuelle de l'économie, "l'argent ne fuit pas le marché non plus", a-t-il ajouté.

En fait, les indices sont restés orientés à la hausse pendant une bonne partie de la journée, certains investisseurs étant partis à la chasse aux bonnes affaires après la chute de 1,70% enregistrée mardi par le S&P500, et celle de 1,85% pour le Dow Jones.

"Nous avons un peu rebondi, pensant que le marché avait trop vendu mardi", a commenté à la mi-journée Art Hogan, chez Wunderlich Securities.

Mais sur le fond "on pense au dollar plus fort, cela reste le catalyseur" des mouvements du marché, a-t-il ajouté.

Avec un euro au plus bas depuis douze ans face au dollar, à 1,0541 dollar pour un euro, et sachant que les entreprises du S&P 500 réalisent environ 40% de leurs ventes à l'étranger, les inquiétudes du marché persistent.

M. Skrainka a ainsi indiqué que Cornerstone Wealth Management avait ramené de 130 à 118 dollars son estimation de bénéfice par action pour les entreprises du S&P500.

En tout état de cause, le sort de Wall Street semble désormais lié à celui du dollar: "depuis le début de l'année, on a eu 27 jours d'échanges où le dollar était en hausse, et pendant 19 de ces jours le S&P500 s'est inscrit en baisse", a relevé M. Hogan, alors que généralement la corrélation n'est que marginale entre le marché des actions et celui des changes.

Ce lien est, selon lui, principalement dû à la rapidité de l'envol du dollar, plus qu'à sa valeur absolue qui reste loin de ses sommets historiques. "Nous assistons à la hausse la plus rapide du dollar depuis 40 ans (...), c'est ce qui provoque des bouleversements sur les marchés", a-t-il déclaré.

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