Le budget US n'a pas surpris Wall Street

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La Bourse de New York a fini en très légère hausse mardi, le premier projet de budget sans surprise de Donald Trump ayant permis aux investisseurs de reléguer au second plan la publication d'indicateurs macro-économiques jugés mitigés.

Rassurés par le budget 2018 de l'administration Trump, les marchés américains ont timidement poursuivi leur remontée. Le Dow Jones a ainsi grappillé 0,22% à 20.937,91 points. Idem pour le S&P500 (+0,18%) qui s'est même permis une incursion au-delà des 2.400 points, score atteint avant la débâcle de mercredi dernier. Séance plus poussive pour le Nasdaq qui a terminé un cheveu au-dessus de l'équilibre.

Malgrè les coupes annoncées dans les programmes sociaux, Wall Street a accueilli sans surprise le projet de budget US, marqué par un bond des dépenses militaires. Mais, en cette veille de publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Fed, l'humeur n'était pas au risque.

Les ventes de logements neufs ont baissé plus que prévu en avril aux Etats-Unis par rapport au pic de presque neuf ans et demi qu'elles avaient atteint en mars mais le marché immobilier semble rester vigoureux, soutenu par une économie proche du plein emploi. L'indice PMI du secteur manufacturier a de son côté subi un recul inattendu en mai, à 52,5, retombant à son plus bas niveau depuis septembre 2016.

Les banques soutiennent la cote

Du côté des valeurs individuelles, le titre Agilent Technologies a gagné 4,60% à 58,66 dollars, inscrivant la plus forte hausse du S&P 500, après que le spécialiste des technologies médicales a fait état de résultats trimestriels meilleurs que prévu et présenté des prévisions annuelles supérieurs aux attentes.

De l'autre côté du spectre, l'action Autozone a plongé de 11,84% à 78,09 dollars après que le revendeur de pièces automobiles a annoncé des résultats trimestriels qui ont déçu les investisseurs.

Les banques sont parvenues à engranger les gains. Morgan Stanley a pris 1,82% à 42,42 dollars, suivie de près par ses concurrentes Goldman Sachs (+1,63%) et Bank of America (+1,52% ).

En fin de séance, Glencore a fait du pied à Bunge, spécialiste américain du négoce des céréales, pour lui proposer "un possible rapprochement amical d'activités". L'action a sursauté de 16,60% à 81,70 dollars

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