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Le Credit Suisse dynamite le consensus des investisseurs

©Bloomberg

La banque d'affaires met en avant les risques qui pourraient mettre à mal le consensus portant sur les prévisions liées au dollar, à la Chine, aux marchés émergents, au pétrole, à la croissance mondiale, aux rendements obligataires, au Grexit et aux actions américaines.

Lors de sa dernière enquête trimestrielle menée auprès de ses clients, la banque d’affaires a constaté qu’un consensus assez fort s’est développé autour de huit thèmes économiques. Les analystes de l’établissement révèlent les grandes tendances constatées et délivrent leurs propres prévisions qui nuancent ou vont à contre-courant des idées acceptées par le plus grand nombre.

Le dollar

L’optimisme à propos du billet vert est largement répandu. Mais, estime le Crédit Suisse, il existe un risque qu’à court terme le dollar ne se renforce pas par rapport à l’euro ou par rapport au yen. Il recommande dès lors de miser sur la reprise domestique en Europe en laissant de côté les " dollars earners ".

©Credit Suisse

La Chine

"Nous considérons le consensus comme trop pessimiste à court terme et comme trop optimiste à plus long terme avance le Credit Suisse qui relève que 50% des personnes interrogées pensent que la croissance chinoise sera supérieure de 5% pour les 5 prochaines années. " Cela est beaucoup trop optimiste étant donné la triple bulle dans le crédit, l’immobilier et l’investissement. "

Les marchés émergents

L’enquête révèle que seulement 4% des investisseurs estiment que les actions des pays émergents vont surperformer les autres régions au cours des 12 prochains mois. Par contre, sur le long terme, 46% d’entre eux s’attendent à ce que ces marchés affichent la meilleure performance régionale au cours des 5 prochaines années. L’équipe du Credit Suisse estime toutefois que certains facteurs comme les devises ou les dettes pourraient conduire ces marchés à surperformer.

Le pétrole

Trois fois plus de personnes interrogées pensent que le prix du baril sera supérieur à 70 dollars fin 2016 qu’inférieur à 50 dollars. Le Credit Suisse qui voit le baril à 71 dollars fin de cette année et à 80 dollars fin 2016 met en avant plusieurs facteurs qui pourraient mettre à mal l’optimisme du consensus. En voici trois : le prix à trois ans a touché de nouveaux plus bas ce qui suggère qu’un rebond du prix spot est peu probable, l’Arabie Saoudite semble déterminée à défendre sa part de marché face aux pays producteurs hors OPEP, pour l’Agence internationale de l’énergie (AEI) l’offre de pétrole est massivement surabondante.

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La croissance mondiale

Le consensus est optimiste pour une reprise à un horizon de 12 mois mais pas sur 3 mois. Les économistes de la banque tablent sur une progression du PIB mondial de 3,3% au quatrième trimestre contre 2,5% au deuxième trimestre. Dans son étude, le Credit Suisse estime toutefois que la croissance pourrait s’accélérer au cours du second semestre. Les facteurs qui pourraient favoriser ce scénario : une croissance US qui dépasse les 2,5%, le retard de la demande domestique en Europe, une surprise positive du côté de l’économie chinoise,…

Les rendements obligataires

La majorité des investisseurs s’attendent à une hausse modeste du rendement des obligations américaines. Les stratégistes du Credit Suisse s’attendent à un rendement de 2,85% de l’obligation US à 10 ans à la fin du 2e trimestre 2016 et à un rendement de 1,1% du bund allemand à la fin du premier trimestre 2016. La banque d’affaires estime que le risque se situe plutôt du côté d’une hausse des rendements.

Le Grexit

Le consensus se fait sur les faibles chances de concrétisation de ce scénario. Pour le Crédit Suisse, il existe encore une probabilité de 30% de voir la Grèce sortir de la zone euro d’ici un an. En cas de Grexit, les actions européennes chuteraient de 10% ce qui offrirait une belle opportunité d’achat, note la banque.

Les actions et la bulle

Pour les investisseurs interrogés, le S&P500 devrait monter modestement de 7% d’ici fin 2016. Mais, selon la banque d’affaires, la probabilité de voir une bulle se développer sur le marché des actions s’élève entre 60 et 70%. Trois facteurs pourraient doper le prix des actions : la prime de risque d’un investissement en actions pourrait atteindre 3,5% contre 5% actuellement, les excédents de liquidités continuent de croître, jusqu’à présent les institutionnels et les ménages sont restés à l’écart du courant acheteur.

©Credit Suisse

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