Le gel de la production de pétrole, signe avant-coureur d'une réduction?

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Trois pays producteurs de pétrole de l’Opep et la Russie ont décidé de geler la production de brut au niveau de janvier.

Le cours du Brent pompé dans la mer du Nord montait depuis jeudi passé dans l’anticipation d’un accord visant à réduire le surplus de production de pétrole dans le monde. Mais à l’annonce des conclusions à l’issue d’une réunion impromptue qui s’est déroulée hier à Doha, et qui a réuni l’Arabie saoudite, la Russie, le Venezuela et le Qatar, il s’est replié. De 35,55 dollars par baril dans la matinée d’hier, ce prix est revenu à 32,5 dollars.

L’accord sur le gel de la production serait appelé à durer 3 mois au moins, avant que l’Opep ne puisse considérer une réduction.

Visiblement, les spéculateurs paraissent déçus de la décision adoptée par ces quatre pays producteurs, dont seule la Russie n’est pas membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Ces derniers se sont accordés sur un gel de leur production au niveau du mois de janvier, plutôt que d’opter pour une réduction.

Pour autant, les stratégistes ne qualifient pas cette rencontre d’échec. "Il s’agit d’un sérieux changement de politique, considère Olivier Jakob, stratégiste chez Petromatrix (Suisse). Il est tout à fait normal que les cours fassent preuve de volatilité à l’annonce de telles nouvelles, mais je pense qu’à moyen terme, le marché commencera à revoir ses positions." Cela dit, selon une personne bien au fait des projets de l’Arabie saoudite et citée par Bloomberg, cet accord sur le gel de la production serait appelé à durer 3 mois au moins, avant que l’Opep ne puisse considérer une réduction de la production.

Si tout le monde s’accorde pour dire que l’accord contribuera dans un premier temps à mieux équilibrer le marché, l’on s’interroge néanmoins sur l’attitude d’autres grands pays producteurs.

Trois pays producteurs de pétrole de l’Opep et la Russie se sont rencontrés pour discuter du prix du pétrole.

Ils ont décidé de geler la production de brut au niveau de janvier.

L’Iran et le Koweit ont déjà réagi à cet accord.

Tel l’Iran qui ne cache pas son objectif d’accroître ses exportations de brut. Et pourrait dans ce cadre être tenté de retrouver des parts de marché pendant les années durant lesquelles le pays a subi des sanctions économiques internationales.

Avant ces sanctions, l’Iran produisait 3,8 mb/j en 2010 contre 2,86 mb/j en janvier, rappelle le site du magazine "WorldOil".

Dans l’après-midi, l’Irak (4,3 mb/j en janvier) et le Koweït (3.000 mb/j) ont indiqué pour leur part se joindre à l’Arabie saoudite pour stabiliser leur production, voire, dans le cas de l’Irak, de la réduire.

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