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Le moral des investisseurs au plus haut depuis mai 2011

©belga

Le moral des investisseurs belges reste au beau fixe. En février, le baromètre de la confiance des investisseurs établi par ING a atteint son niveau le plus élevé depuis mai 2011.

Pour le deuxième mois consécutif, les investisseurs prêts à prendre des risques sont plus nombreux que les investisseurs privilégiant la prudence. C’est ce qui ressort de la dernière enquête mensuelle réalisée par la société de sondage TNS à la demande de la banque ING  en collaboration avec l’Université de Gand et les quotidiens "L’Echo" et "De Tijd".

28% des sondés jugent en effet que le moment est opportun pour investir dans des secteurs risqués, alors que 26% préfèrent rester à l’écart de ce type de placements. "Ce n’est que la deuxième fois depuis la création du Baromètre des Investisseurs ING en septembre 2004 — l’autre mois étant janvier 2015 — qu’il y a relativement plus de personnes prêtes à prendre des risques", souligne Peter Vanden Houte, économiste en chef auprès d’ING.

Amélioration de la conjoncture

"Le moral des investisseurs semble à toute épreuve à l’heure actuelle."
Peter Vanden Houte
Economiste en chef ING

La confiance des investisseurs est au plus haut depuis mai 2011. Le baromètre ING a bondi le mois dernier à 123 points, largement au-dessus du niveau neutre de 100. Le moral des investisseurs est soutenu par la conjoncture: 39% des investisseurs ont ressenti une amélioration du climat économique au cours des trois derniers mois, alors que 21% ont fait état d’une dégradation.

Les francophones sont plus pessimistes que les néerlandophones. 31% des sondés au sud du pays broient du noir et 27% d’entre eux s’attendent à un ralentissement de l’économie dans les trois prochains mois. En Flandre, 16% seulement des sondés ont une lecture négative de la situation économique actuelle, tandis que 13% tablent sur une dégradation dans les trois prochains mois.

"Ce regain d’optimisme chez l’investisseur belge s’explique probablement par le climat d’euphorie qui règne sur les Bourses, commente Peter Vanden Houte. Les cours boursiers ont fortement augmenté depuis le début de l’année et cela aiguise clairement les appétits."

Plus de 49% des personnes interrogées prévoient une nouvelle progression de la Bourse dans les trois prochains mois. Ce niveau n’avait plus été observé depuis septembre 2009. L’enthousiasme touche surtout les néerlandophones: 55% d’entre eux s’attendent en effet à un marché en hausse, contre 36% chez les francophones. Plus de 32% des investisseurs estiment par ailleurs que la Bourse affichera un rendement annuel d’au moins 6% dans les dix prochaines années. Les prévisions à long terme n’avaient plus été aussi positives depuis près de cinq ans.

Excès d’optimisme?

"Il est presque inquiétant de constater à quel point l’investisseur belge semble ne pas se préoccuper de facteurs pourtant susceptibles de peser sur les performances boursières. 29% des Belges tablent sur une sortie de la Grèce l’euro, relève Peter Vanden Houte. Mais les éventuelles répercussions de tels événements laissent visiblement le Belge de marbre. Et les investisseurs ne s’attendent pas non plus à des conséquences catastrophiques pour la Bourse. Environ un tiers d’entre eux pense qu’un ‘Grexit’ aurait un impact négatif sur les Bourses, mais seuls 5% craignent une forte chute des cours. Plus de 22% pensent même que la Bourse gagnerait du terrain. Le moral des investisseurs semble donc à toute épreuve à l’heure actuelle. Un excès de confiance n’a cependant pas toujours été synonyme de rendements élevés dans le passé."

©MEDIAFIN

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