Les actions ont encore de beaux jours devant elles

John Greenwood ©Bloomberg

Selon John Greenwood (Invesco), la plupart des grandes régions sont encore dans une phase de redressement. Les actions ont donc encore du potentiel.

John Greenwood, économiste en chef du groupe de gestion d’actifs Invesco, se montre généralement assez critique envers la politique menée dans les différents grands blocs économiques. Aux Etats-Unis, il souligne que le président Trump a fait beaucoup de promesses, ce qui a fait grimper pendant un moment certains indicateurs comme la confiance des entreprises. Cet impact est toutefois en train de s’affaiblir. "La croissance devrait tourner entre 2 et 2,5%, et les marchés semblent avoir perdu confiance quant à la capacité du Président à mettre des réformes en place."

John Greenwood souligne que les marchés ont fortement grimpé en se basant sur deux mythes qui ne reposent pas sur une base empirique éprouvée:
-> l’inflation créée par une politique fiscale expansionniste
-> l’inflation des salaires créée par un marché du travail proche du plein-emploi.

"Dans la réalité, c’est le marché du crédit et la progression de la masse monétaire qui permettent de soutenir la hausse des prix, et sa croissance a été fortement ralentie dans tout l’OCDE depuis 2008. Il n’est selon moi pas réaliste de s’attendre à un retour de l’inflation durant les prochaines années."

Politique prudente

Dans ce contexte, la plupart des banques centrales se montreront prudentes dans leur politique de normalisation des taux d’intérêts, afin notamment de ne pas provoquer de panique sur les différentes classes d’actifs dont la valorisation a été poussée par le niveau extrêmement bas des taux obligataires. "Il est toutefois improbable que la décision de la Fed de baisser la taille de son bilan de 2.000 milliards de dollars se déroulera sans impacter les marchés. Quelqu’un d’autre va devoir acheter la dette de l’état américain, ce qui passera probablement par une hausse du taux à 10 ans. À moins que les banques américaines ne compensent en octroyant des crédits, il y aura un impact sur la croissance américaine", avertit l’économiste. De même, il estime que l’Europe reste encore largement dépendante de la politique menée au niveau de la Banque centrale européenne, et qu’un arrêt des mesures de soutien ne serait pas sans impacter lourdement la croissance de la zone euro.

Allocation d’actifs

"Analyser correctement le cycle est une obligation fondamentale afin de prendre les bonnes décisions dans l’allocation d’actifs. La plupart des grandes régions sont encore dans une phase de redressement, et le cycle a donc encore de beaux jours devant lui. Lorsque le reste du monde sera installé dans une phase de croissance soutenue, il faudra vraiment commencer à se méfier du marché obligataire". Le contexte reste donc toujours porteur pour les actions.

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