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Les investisseurs belges revoient leurs ambitions à la baisse

©Photo News

Le baromètre des investisseurs mesuré par ING s’est replié en juin. Les particuliers se montrent moins optimistes et ont revu à la baisse leurs perspectives de rendement.

L’investisseur belge se montre de moins en moins optimiste. Le dernier baromètre des investisseurs, mesuré par ING en collaboration avec l’université de Gand et les quotidiens "L’Echo" et "De Tijd", s’est replié en juin, après avoir déjà reculé en mai. Les personnes interrogées ont révisé leurs perspectives de rendement des investissements à la baisse, mais ING relève que la faiblesse persistante des taux des carnets d’épargne ne change pas vraiment le comportement des investisseurs face au risque. Autrement dit, ceux-ci continuent à rester investis dans des secteurs risqués.

262 milliards €
L’encours des carnets d’épargne ne cesse de progresser malgré la faiblesse des taux d’intérêt. Mais ING note un changement de comportement.

Il faut dire que depuis le mois d’avril, les marchés d’actions ont été marqués par une plus grande volatilité à cause du dossier grec. Les indices boursiers européens ont entamé une correction, perdant plus de 10% depuis lors. La tendance s’est renversée depuis deux semaines, alors que la Grèce a trouvé un accord avec ses créanciers. Le Bel20  a effacé presque toutes ses pertes récentes. L’horizon semble se dégager pour les marchés, mais le dossier grec n’est pas terminé, puisque les créanciers d’Athènes doivent se pencher sur une forme d’allégement de la dette du pays, comme l’a indiqué récemment Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, mais aussi Christine Lagarde, la directrice du FMI.

À cela, il faut ajouter la possible remontée des taux d’intérêt aux Etats-Unis, en septembre selon le consensus des économistes. Ces deux éléments devraient contribuer à maintenir la volatilité sur les marchés.

Moins d’euphorie

Le sondage mensuel d’ING montre que le nombre d’investisseurs estimant que les marchés boursiers vont encore progresser dans les trois prochains mois a baissé, passant de 38% en mai à 34% en juin. Leurs espoirs de rendement pour les dix prochaines années ont aussi été revus à la baisse. Ceux qui s’attendent à un rendement supérieur à 10% ont vu leur nombre diminuer de 5 points, tandis que ceux qui prévoient un rendement nul, ou compris entre 1 et 4% ont vu leur nombre augmenter légèrement.

Néanmoins, les investisseurs ne modifient pas leur profil de risque en faveur de produits moins risqués, relève l’enquête d’ING.

L’impact des taux bas

La faiblesse des taux d’intérêt des carnets d’épargne, mais aussi des autres placements présentant peu de risques, pousse les investisseurs à rester investis dans des produits plus risqués.

ING a constaté qu’un tiers des personnes sondées a modifié son comportement à cause de la faiblesse des taux. Celles-ci épargnent moins, et consomment plus. Mais quelque 42% des sondés n’ont pas renoncé à épargner.

ING relève une grande disparité en fonction de l’âge des répondants. Les plus jeunes (de moins de 35 ans) ont tendance à épargner plus, malgré les taux bas. Les plus de 65 ans sont, eux, tentés d’épargner moins. "Ce dernier effet est voulu par une banque centrale qui, en abaissant ses taux, cherche à relancer la consommation en dissuadant l’épargne", constate Philippe Ledent, économiste chez ING Belgique.

Cet environnement de taux bas place aussi les marchés financiers dans une situation particulière, laissant peu d’alternatives à l’investisseur, ajoute-t-il.

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