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Les petites valeurs ont la cote

©BELGAPLUS

Vu les taux d’intérêt historiquement bas et le retour attendu de la croissance en Europe, les petites et moyennes actions devraient encore fort bien se comporter à la Bourse de Bruxelles.

Les petites et moyennes entreprises cotées à la Bourse de Bruxelles ont le vent en poupe. L’indice Bel Mid, celui qui est composé de valeurs moyennes, affiche déjà une hausse de 11,7% depuis le début de cette année. L’indice Bel Small (petites actions), lui, fait mieux encore. Il gagne 17,7%, et porte à 200% ses gains depuis mars 2009!

En comparaison, l’indice Bel 20 des grandes capitalisations, qui gagne 12,6% depuis janvier, affiche une hausse de 158% au cours des 5 dernières années.

À Paris aussi

Parmi les valeurs qui tiennent déjà le haut du pavé en 2015, citons notamment Viohalco , qui affiche une hausse de 91%, Tigenix de 56,7% , Melexis de 41% , IBA de 35,1% , Lotus Bakeries de 31,7% et Sioen de 30% .

Rien ne dit que l’excellente tenue des petites et moyennes valeurs n’est pas appelée à perdurer. Au passage, on notera que le phénomène n’est pas propre à la Bourse de Bruxelles. À Paris, les actions moyennes progressent déjà de 17% depuis la fin de 2014. Soit davantage que le CAC 40 (+ 14%). Même topo à la Bourse de Francfort, où ces actions montent de près de 19%, contre 15,5% pour le DAX 30.

Des valorisations élevées

Revers de l’intérêt porté par les investisseurs sur ce segment de la cote de Bruxelles, les valeurs incluses dans l’indice Bel Mid s’échangent à ce jour à 19 fois en moyenne les profits attendus (P/E) pour 2015, selon Bloomberg. Celles de l’indice Bel Small apparaissent encore plus chères. Elles se traitent à 26 fois leurs profits attendus.

Au plus bas est le P/E (price/earnings ou cours sur bénéfice), au plus cela peut vouloir signifier qu’une action est bon marché. Ces 10 dernières années, le P/E moyen du Bel Mid a été de 15.

"Les actions qui ont bien performé jusqu’à présent seront probablement encore celles qui se porteront le mieux demain."
Anne-Catherine Delhaye
Gestionnaire de fonds auprès de Candriam

En regard de ces données, on peut conclure que les valorisations des petites et moyennes entreprises sont aujourd’hui élevées. Ce niveau élevé ne suffit pas toutefois à affirmer que ce type d’actions ne sera plus en mesure de bien performer en Bourse.

Plus compétitives

©Patrick Pdhaeyere

"C’est vrai que depuis 2012, ces valeurs ont bien performé, avant de connaître un mouvement de consolidation en 2014 et de repartir en hausse cette année", reconnaît Anne-Catherine Delhaye, gestionnaire de fonds auprès de Candriam. "Nous nous trouvons dans un environnement de taux d’intérêt historiquement bas, et la croissance devrait repartir en Europe. Dans ce cas de figure, on peut penser que les petites et moyennes capitalisations continueront à surperformer le marché. Et cela d’autant plus que ces entreprises, en occupant des niches, disposent d’avantages compétitifs durables, réalisent des retours sur capitaux élevés, ont une bonne visibilité sur leur croissance et ont des managements qui mettent en place ce qu’ils ont anticipé".

Pour les mêmes raisons qu’elle vient de citer, Anne-Catherinne Delhaye estime que "les valeurs qui ont bien performé jusqu’à présent, seront probablement encore celles se porteront le mieux demain". On trouve dans ce registre des noms comme Melexis, Lotus Bakeries, Kinepolis ou encore Ontex , pour ne citer qu’eux, et qui font partie de celles que la gestionnaire privilégie. "Il n’est toutefois pas impossible que l’on assiste à un rally ‘value’ d’entreprises moins performantes. Des entreprises qui ne disposent pas, par exemple, de ‘pricing power’ (capacité d’augmenter les prix). Mais sur le long terme, ce rally ne durera pas. La qualité prime", souligne-t-elle.

Sur le secteur des actions biotech, Delhaye recommande la prudence. "La Belgique est reconnue sur ce plan au niveau international. Ces entreprises ont conclu des partenariats avec de grands groupes mondiaux. Mais il est difficile de juger quels sont les produits qui arriveront à terme. Il faudrait trouver les sociétés qui ont le plus de produits dans le pipeline", explique Anne-Catherine Delhaye, ajoutant que "le secteur est, beaucoup plus risqué que d’autres, mais les performances en Bourse peuvent aussi être plus élevées. Une forte diversification s’impose".

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