Les valeurs du Bel 20 atteignent 48% d'avis d'achat

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Une majorité de valeurs de l’indice Bel 20 affichent encore un potentiel attractif. Mais les analystes ont réduit leurs objectifs de cours pour les valeurs financières.

Le mois écoulé aura vu le Brexit redistribuer quelque peu les cartes parmi les valeurs de l’indice Bel 20. Les objectifs médians ont reculé en moyenne de 0,6%, avec une concentration des baisses sur les valeurs financières: -5% chez ING, -4% chez Ageas et KBC, et -3% chez Ackermans & van Haaren.

10,5%
Le potentiel de hausse de l’indice Bel 20 a reculé de plus de 3% pour retomber vers 10,5%, à cause de la progression des cours de plusieurs actions.

En moyenne, les cours des composantes de l’indice Bel 20 ont progressé de 2,5%, avec 14 valeurs en hausse pour 6 en baisse. Umicore et Delhaize ont progressé de 12%, tandis qu’Engie (+ 9%), Bekaert (+ 7%) ou Proximus (+ 6%) se sont également bien comportés. À la baisse, ce sont à nouveau les valeurs financières qui ont été pénalisées, avec notamment un cours en baisse de plus de 7% chez KBC.

Le potentiel moyen a dès lors reculé de plus de 3% pour retomber vers 10,5%. Si cinq valeurs affichent une prime (parfois importante) par rapport à leur objectif médian, l’ensemble des autres membres du principal indice belge continuent d’afficher un potentiel d’au moins 5%, et de plus de 20% pour des groupes comme Ageas, Ackermans, Galapagos, ING, KBC ou Telenet. Avec 48% d’avis à l’achat (sur un total de 313 recommandations), c’est également un niveau de support parmi les plus élevés jamais enregistrés parmi les principales valeurs belges.

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Gagnants et perdants

Ackermans & van Haaren a subi de nombreuses révisions baissières durant le mois écoulé, avec notamment une baisse d’avis vers "vendre" chez ABN Amro et une baisse d’objectif chez Degroof Petercam. Le courtier néerlandais souligne que le Brexit risque de constituer un frein au développement des activités d’infrastructure en Europe, tandis que le broker belge estime que la période d’incertitude sur les marchés financiers risque également de peser sur les actifs sous gestion dans l’activité de banque privée.

Colruyt  a vu ses objectifs relevés à plusieurs reprises depuis la publication des chiffres annuels pour l’exercice 2015/2016, notamment chez ABN Amro, Degroof Petercam et Barclays. Tous ces courtiers ont également maintenu leur avis de vente, les analystes jugeant excessive la prime accordée actuellement au distributeur, d’autant que la croissance attendue du résultat par action pour les trois prochains exercices ne dépasse pas 4%. De son côté et pour les mêmes raisons, KBC Securities a descendu son avis de "conserver" vers "réduire".

KBC a subi deux révisions négatives depuis la mi-juin. Société Générale a dégradé son avis à la vente, tandis que la Deutsche Bank s’est contentée de descendre son objectif. Le broker français estime notamment que le groupe souffrira plus que son secteur de la faiblesse des rendements souverains. De son côté, Natixis est repassé à l’achat sur le groupe bancaire belge, en estimant que le cycle des révisions bénéficiaires devrait devenir plus positif durant les prochains mois.

Solvay a vu ses objectifs de cours descendre chez Crédit Suisse et KBC Securities. Le courtier suisse a fait part de cette modification dans le cadre de la publication d’une étude sectorielle, et se base notamment sur une baisse des valorisations pour l’ensemble des groupes chimiques européens, dont Solvay. Il estime également que les tendances opérationnelles resteront mitigées pour le deuxième trimestre, en ligne avec celles observées pour les trois premiers mois de 2016.

Umicore  a été clairement l’action la plus entourée du semestre écoulé, avec trois révisions haussières des objectifs de cours (notamment JPMorgan Cazenove ou KBC Securities) afin de prendre en compte essentiellement l’impact de la hausse des cours pour les métaux précieux sur la performance opérationnelle de l’activité de recyclage. De son côté, Morgan Stanley a rajouté Umicore à sa liste d’actions susceptibles de surprendre négativement lors de la prochaine saison des résultats semestriels, le courtier estimant que le bon comportement des métaux précieux ne compensera pas les tendances moins favorables observées sur d’autres matières premières.

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