Mais que va faire la boss de Proximus chez Delhaize?

©BELGA

Dominique Leroy, la CEO de Proximus/ Belgacom va cumuler sa fonction actuelle avec celle d'administatreur de Delhaize. Une bonne idée?

Je n’ai rien contre Dominique Leroy, la patronne de Proximus . Bien au contraire. Nous pratiquons le même sport (jogging) et je pense que nous faisons la file dans la même boulangerie… Ca crée des liens.

J’avoue aussi volontiers être admiratif : avec son style elle a déjà rafraîchi l’image de l’ex-Belgacom de Didier Bellens. Et puis une femme à la tête d’une société du Bel 20, ça ne court pas les lignes de cotation. Pas assez, je trouve.

Evidemment après les fleurs, voici le pot. Pourquoi donc, nom d’un bigophone, a-t-elle accepté l’offre de Delhaize de rejoindre son conseil d’administration ?

On sait que les managers des entreprises publiques ne bénéficient pas tous des rémunérations à la hauteur de leurs responsabilités et que le PS a imposé une limitation (loin d’être respectée) à 290.000 euros par an.

©Photo News

Le mandat d’administrateur dans le groupe de distribution tournant autour de 90.000 euros par an, on peut comprendre la volonté de Dominique Leroy de monétiser son récent statut de CEO. Mais la gestion d’une entreprise qui compte 14.000 collaborateurs et des millions de clients laisse-t-elle encore suffisamment de temps libre pour apporter son expertise dans la gestion d’un autre grand groupe. On me répondra que tout est une question d’organisation et de délégation.

Sans doute. Personnellement, je ne trouve pas ça très sain, ni très déontologique. Attention, elle n’est pas la première à " cumuler " (oui, voilà, c’est ça le mot qui me gène) les mandats en tant que CEO en activité. En plus de la direction de la SNCB, Jo Cornu siège, par exemple, au conseil d’administration de Belgacom et de KBC . Mais comment fait-il ?

Et mercredi, c’était au tour de Kinepolis d’annoncer l’arrivée prochaine à son conseil de Jo Van Biesbroek le directeur de la stratégie d’AB InBev , le numéro 1 mondial de la bière. Il n’y a plus assez d’affaires à brasser à Louvain ?

Tant que cette tendance reste confinée à quelques cas, on s'en accommodera. Mais il serait dommage que le monde des affaires ne prenne les mauvaises habitudes adoptées par certains politiciens.  

 

 

 

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