Mille points de plus pour le Dow Jones!

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Wall Street monte pour le 7e mois d’affilée. En Europe, la trajectoire des marchés n’est pas aussi éblouissante. Le bilan mensuel est néanmoins une nouvelle fois positif.

Des économies qui se portent plutôt bien un peu partout dans le monde, et des taux d’intérêt toujours bas, et qui sont probablement appelés à le rester un certain temps encore, voilà un environnement qui semble parfaitement convenir aux marchés boursiers. Démentant sa réputation de période difficile, le mois d’octobre a été propice aux investisseurs.

A Wall Street en particulier où l’indice Dow Jones non seulement monte pour le 7e mois d’affilée. Mais aussi enregistre sa 2e meilleure performance mensuelle depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis le 8 novembre 2016. Il a achevé le mois d’octobre sur un gain de 972,15 points (+ 4,34% à 23.377,24 points). Le Dow Jones porte à 5.000 points ses gains depuis l’échéance électorale!

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Contrairement à ce que l’on entend généralement, les valeurs technologiques ne sont pas cette fois les principaux artisans des fabuleuses performances de l’indice new-yorkais en octobre. Ils ne sont responsables "que" de 40% de la hausse en points du Dow Jones. Une observation que la Bourse du Nasdaq corrobore. L’indice général de ce marché dédié aux actions technologiques a contenu sa hausse à 3,57%.

En outre, dans le Dow Jones, seuls Microsoft et Apple ont atteint de nouveaux sommets le mois passé. Du côté des valeurs traditionnelles, elles ont été 9 à réussir cette prouesse. On trouve JP Morgan , 3M , Johnson & Johnson , Home Depot , Du Pont , Travelers (malgré les récents ouragans), UnitedHealth , Boeing et de Caterpillar .

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L’excellente tenue de titres tels que Caterpillar - et Volvo en Europe qui a vendu plus de camions dans le monde qu’espéré - est de bon augure pour l’activité économique. Surtout si l’on sait que les affaires de ce fabricant d’engins de chantier sont d’ordinaire perçues comme un des baromètres de l’économie américaine, et même mondiale. Et de fait, on a appris la semaine passée que l’expansion du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis s’était établie à 3% en rythme annualisé au 3e trimestre, après une hausse de 3,1% au 2e. Ce taux est bien supérieur aux attentes. Il contribue à justifier les résultats, en cours de publication, souvent meilleurs que prévu pour les sociétés américaines.

Zone euro plus confiante

En Europe, la trajectoire des Bourses n’est pas aussi époustouflante que celle de Wall Street. Il reste que pour le 2e mois de suite l’indice Stoxx 600 s’offre des points. Après un gain de 3,82% en septembre, il a encore pris 1,82% à 395,22 points pour se rapprocher un peu plus de son plus haut de l’année touché en mai à 396,45 points.

Le Bel 20 au plus haut depuis début 2008

Le Bel 20 a fini octobre sur un bilan positif de 1,96% à 4.096,38 points, son niveau le plus élevé depuis janvier 2008. Des 20valeurs le composant, 14 ont progressé, tandis que 6 ont baissé. La palme de la meilleure performance revient à Umicore (+9,6% à 38,37 euros), suivi de Telenet (+6,1% à 59,38 euros) et d’Ontex (+4,79% à 30,2 euros). À l’opposé, bpost (-3,7 à 24,22 euros), et Galapagos (-3,4% à 83,29 euros) signent les performances les plus décevantes. Deux actions ont réussi en octobre à battre leur record historique. Il s’agit d’Umicore (38,70 euros) et de Galapagos (98,90 euros). Les actions du Bel 20 se traitent à 21,2 fois les profits des 12 derniers mois, selon Bloomberg.

En dehors du Bel 20, Roularta (+47,1% à 21,45 euros) qui a cédé sa participation dans Medialaan, signe la plus forte hausse. Quelques records ont aussi été établis. Notamment par Spadel (187,73 euros), Floridienne (189,50 euros), Brederode (50,26 euros) et Melexis (87,37 euros).

La confiance des consommateurs européens qui se situe actuellement à un plus haut de 16 ans, et le sentiment économique dans la zone euro qui s’est hissé à son plus haut depuis l’éclatement de la bulle des valeurs technologiques en 2000 d’après l’enquête mensuelle de la Commission européenne, ont donné du moral aux investisseurs. De même que l’annonce d’une réduction prochaine des achats de dettes souveraines par la Banque centrale européenne (BCE). Le président de cette institution monétaire avait indiqué que ses taux directeurs ne remonteraient pas pour autant dans l’immédiat. Quelques jours auparavant, il avait déclaré que les taux d’intérêt resteront bas "bien après" la fin du programme de rachats de dettes.

Petits bémols, l’excédent des comptes courants de la zone euro en août ne représentait plus que 3,1% de son PIB, contre 3,3% il y a un an. En outre, selon Eurostat, la zone a dégagé en août le plus faible excédent commercial de l’année. Il a reculé de 8% par rapport à celui d’août 2016, à 16,1 milliards d’euros.

Eurostat attribue ce recul à la remontée de l’euro durant l’été jusqu’à 1,206 dollar. Le revirement à la baisse de la monnaie européenne intervenu par la suite pourrait toutefois améliorer cette donnée à l’avenir. Sur le seul mois d’octobre, l’euro a cédé 1,4% à 1,1645 dollar.

Pétrole plus cher

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Parmi les autres faits saillants qui émaillé les marchés en octobre, le prix du baril de Brent a poursuivi son redressement pour le 2e mois consécutif. Il a refranchi le seuil des 60 USD pour la 1e fois en 2 ans. Il a gagné 6,3% à 61,2 USD. Les efforts des pays membres de l’Opep, soutenus par la Russie notamment, pour produire moins de brut paraissent porter leurs fruits. À cela, s’ajoute une demande mondiale qui croît, les incertitudes sur les exportations irakiennes en raison de la crise kurde, et la baisse du nombre de plateformes de forage de pétrole de schiste en activité aux Etats-Unis ces dernières semaines.

La hausse des cours du pétrole ne profite pas pour autant aux Bourses des pays exportateurs. Celle de Ryad en Arabie Saoudite par exemple recule de 4,4%. Cela s’explique par le fait que ce pays a besoin de vendre son baril à un prix de 70 dollars pour être en mesure de couvrir ses dépenses publiques prévues pour l’an prochain, selon des estimations établies par le Fond Monétaire International, qui voit le Brut se négocier entre 50 et 60 USD à moyen terme.

Avec un bond de 39,5%, la Bourse de Caracas au Venezuela, également membre de l’Opep, fait figure d’exception. Mais elle doit cette performance à l’hyperinflation qui affaiblit son économie et la chute sans fin de sa monnaie, le bolivar.

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