Nouveau record pour le Nasdaq à Wall Street, 15 ans après

©REUTERS

Wall Street finit en nette hausse et bat un nouveau record: Dow Jones +1,00%, Nasdaq + 1,34%

Jeudi a été une bonne journée pour la bourse de New York qui a clôturé en nette hausse. Wall Street a visiblement salué la perspective d’une hausse très prudente des taux d’intérêt par la Réserve fédérale. Les inquiétudes à l’égard de la Grèce ont été reléguées au second plan. 

Le Dow Jones a pris 1,0 % à 18.115,84 points. Le Nasdaq a gagné 1,34 % à 5.132,95 points. Le S&P 500 a progressé de 0,99 % à 2.121,23 points. Le Nasdaq Composite a ainsi battu un record qui tenait depuis plus de 15 ans, notamment portée par des indicateurs macro-économiques suggérant que la reprise de l'économie américaine gagnait en vigueur.

"On a eu une très bonne journée", a commenté Jack Ablin, chez BMO. "Les investisseurs fêtent une Réserve fédérale (Fed) qui ne va pas être aussi déterminée qu'ils le pensaient pour remonter les taux d'intérêt", a-t-il précisé. A l'issue de la réunion de son Comité de politique monétaire mercredi, la Fed a souligné que le resserrement de sa politique monétaire débuterait quand de "nouveaux progrès" seraient relevés sur le marché du travail et quand elle serait raisonnablement confiante sur la remontée de l'inflation annuelle vers son objectif de 2%.

"Le principal message qu'on a retenu c'est que la Fed va relever les taux plus lentement qu'elle ne l'avait dit."
Chris Low
FTN Financial



Les investisseurs, habitués depuis la fin 2008 à ce que les taux de la Fed soient proches de zéro, ont tendance à craindre que des taux d'intérêt plus élevés puissent freiner les investissements et les exportations, et ont donc pris le réflexe de saluer tout ce qui permet d'espérer qu'ils soient normalisés.

La Grèce n'a pas pesé sur Wall Street

Le fait que le dossier de la dette grecque ne semble pas peser sur le moral des investisseurs aux Etats-Unis semblait par ailleurs étonner les analystes.
"Je ne sais pas si les investisseurs ont décidé d'ignorer la Grèce, ou s'ils croient qu'il y aura un report de dernière minute" des échéances de remboursement, a dit M. Ablin. A moins que, comme Chris Low en émettait l'hypothèse, "le marché ait déjà pleinement pris en compte la perspective d'une sortie de l'euro de la Grèce".

Le ton semble s'être encore dégradé dans les discussions entre le gouvernement le grec et ses créanciers. "L'urgence est de rétablir le dialogue, avec des adultes dans la pièce", a déclaré la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde. "Nous sommes dangereusement proches de l'état d'esprit où l'on accepte un accident", a déploré pour sa part le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.

Le marché obligataire était en baisse. Le rendement des bons à dix ans progressait à 2,337% contre 2,315% mercredi soir et celui des bons à 30 ans à 3,126% contre 3,093% la veille.

Presque 50% pour Fitbit

Du côté des valeurs, le marché a applaudi la première cotation des titres de Fitbit , entreprise spécialisée dans les bracelets et autres appareils connectés permettant de surveiller son activité physique, en faisant bondir le titre de 48,40 % à 29,68 dollars. 

L'éditeur de logiciels professionnels Oracle a chuté en revanche de 4,81 % à 42,75 dollars. Le géant californien a annoncé mercredi la chute de 9,3% de son bénéfice net annuel.

Le groupe informatique IBM , qui a dévoilé jeudi son alliance avec Sogeti, pour accélérer sa croissance sur le marché des services dématérialisés sur internet, dans le "cloud", a pris 0,63 % à 168,22 dollars.

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