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Options et turbos, à utiliser avec prudence

©Goos van der Veen/Hollandse Hoogte

Keytrade a récemment constaté une augmentation significative des ordres en options et turbos, depuis janvier.

La banque en ligne Keytrade a relevé une hausse de 31% des ordres en options et de 30% pour les turbos. Pourtant, ces produits sont à ranger dans la catégorie des placements complexes, qui ne s’adressent qu’aux investisseurs présentant un profil dynamique, selon les règles MiFID. Rappelons que selon ces règles européennes, la grande majorité des épargnants belges tombent dans la catégorie défensive.

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Autant dire que les options, des contrats qui donnent le droit d’acheter (ou de vendre) un titre sous-jacent (comme une action) à une date déterminée, et les turbos (produits financiers qui permettent de miser sur la hausse ou la baisse de titres à l’aide d’un levier) ne s’adressent pas à monsieur et madame Tout-le-monde. Ces produits présentent un niveau élevé de risque, notamment à cause du levier, dans le cas des turbos, qui peut aggraver les pertes très rapidement.

Lors de la folle journée du 24 août, la liquidité des turbos n’était plus assurée.

Lors de la folle journée du 24 août, lorsque le Bel 20, l’indice vedette de la Bourse de Bruxelles, a perdu 3,99% à la clôture, les turbos ont connu des difficultés. Keytrade a observé que sur les turbos, les options, et les warrants, les teneurs de marchés n’étaient plus présents. Si bien que les ordres n’ont pas pu trouver leur contrepartie sur le marché.

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Du côté de la FIA Epta, l’association qui défend les intérêts des firmes de trading à haute fréquence, qui se présentent souvent comme des teneurs de marché, Mark Spanbroek souligne que les teneurs de marché ont tenu bon durant cette journée. "Pour les options, les firmes hollandaises spécialisées dans la tenue de marché sont restées dans le marché", commente le président de la FIA Epta. Quant aux turbos, il affirme qu’aucun membre de son association n’officie comme teneur de marché. "Derrière les turbos, il n’y a qu’une seule banque active sur le marché (ABN Amro). Ce marché est particulièrement illiquide. De plus, l’émetteur de ces produits n’offre pas de liquidité. Pour nos membres, les turbos sont chers à négocier", explique-t-il.

Malgré ces difficultés, les turbos et les options continuent de prendre de l’ampleur auprès des particuliers. Mais nous insistons: ces produits financiers restent à utiliser avec la plus grande prudence.

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