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Pour ses 50 ans en Bourse, Solvay s'offre une mue réussie

Solvay a délaissé la "vieille chimie" au profit de spécialités à forte valeur ajoutée, comme les matériaux ultralégers qui ont servi à la construction du "Solar Impulse" du Suisse Bertrand Piccard. ©REUTERS

Le groupe de chimie belge arrive au bout de sa politique de restructuration de son portefeuille d’activités. Les investisseurs paraissent apprécier. L’action cote à des niveaux records. Un beau cadeau pour ses 50 ans de cotation.

Cinquante ans déjà que le groupe chimique belge Solvay fondé en 1863 a gravi les marches de la Bourse de Bruxelles. Si les débuts ont été plutôt hésitants du fait de la crise pétrolière des années 1970, son action est loin d’avoir démérité sur la totalité de cette période.

D’une valeur d’introduction ajustée de moins de 7 euros, elle cote à présent à 118 euros. Non loin de son record historique de clôture de 131,25 euros établi le 7 novembre dernier, à la veille de la publication de ses résultats pour les 9 premiers de cette année.

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L’intérêt des investisseurs pour Solvay, le premier producteur de carbonate de soude au monde, est immanquablement un élément rassurant. Pour un groupe en tous les cas qui a engagé une mue profonde de son portefeuille d’activités ces dernières années.

Cette transformation avait démarré sous l’ère du CEO Christian Jourquin en 2009 avec la cession de l’activité pharma pour 4,5 milliards d’euros à l’américain Abbott Laboratories et l’acquisition, deux ans plus tard, du français Rhodia pour 3,4 milliards d’euros.

©MEDIAFIN

Solvay réalisait 50% de ses ventes en Europe avant le rachat de Rhodia. Aujourd’hui, elles sont plus équitablement réparties entre l’Europe, l’Asie et l’Amérique.

Sortir de la vieille chimie

Cette transformation s’est poursuivie sous Jean-Pierre Clamadieu, son successeur depuis mai 2012, issu de Rhodia qu’il dirigeait jusqu’alors. Le nouveau patron français de Solvay propose alors de sortir de la "vieille chimie", les matériaux où la rentabilité n’est pas élevée, et de se tourner vers des spécialités à forte valeur ajoutée, comme les plastiques pour smartphones qui peuvent résister à de très hautes températures ou les matériaux ultralégers à destination de l’aéronautique ou de l’automobile. Les activités PVC et polyamides entre autres seront cédées. Dans le même temps, Solvay a dans le viseur Chemlogics acquis en 2013 pour 1,35 milliard de USD et Cytec pour 5,5 milliards en décembre 2015.

Au total, une quarantaine d’opérations d’acquisitions ou de cessions ont récemment été réalisées.

L’action au sommet

En Bourse, cette mue de Solvay n’a pas empêché le cours de son action d’atteindre des sommets. De quoi satisfaire évidemment ses actionnaires. De 50 euros en mars 2009, avant donc l’annonce de toutes ces récentes opérations, le cours de l’action évolue pour l’heure aux alentours de 118 euros. Soit une hausse de 173%, légèrement supérieure à celle du Bel 20 (+ 160%).

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À cela, s’ajoutent les dividendes distribués chaque année, et dont les montants sont assez régulièrement relevés. Pour son exercice 2016, les dividendes versés aux actionnaires ont représenté 57% des profits réalisés par la société en 2016. Ils s’élevaient à 3,45 euros brut par action.

Autant dire que Solvay dispose de la marge pour "garantir" la distribution de dividendes à ses actionnaires dans les années à venir. Mais aussi pour réduire son endettement qui s’était gonflé au moment du rachat de Cytec, ainsi que de se donner les moyens pour poursuivre ses investissements.

Tout bénéfice

C’est tout bénéfice pour ses résultats futurs. Pour l’heure, on ne peut manquer d’observer que la conjugaison de la cession de la branche pharmaceutique avec l’acquisition de firmes telles que Rhodia, Chemlogics ou encore Cytec se solde sur une amélioration des résultats de Solvay. Ayant totalisé 710 millions d’euros en 2016, le bénéfice de Solvay est 75% plus élevé que lorsque le groupe était encore actif dans la pharmacie.

Les analystes ne sont pas insensibles à ces nouvelles favorables. Des 14 suivis par Bloomberg et qui se sont prononcés depuis le début du mois de septembre recommandent de "surperformer" l’action du chimiste basé dans la capitale belge, et 2 à peine de la "vendre". Ils visent des cours compris entre 114 et 145 euros.

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