Promethera cotée au printemps 2017

©Thierry du Bois

Promethera envisage une IPO à l'horizon d'avril ou mai 2017. La société biotech espère lever entre 30 et 40 millions afin de developper ses études sur les propriétés anti-inflammatoires des cellules-souches du foie.

L'arrivée de Promethera sur les marchés se précise. Le société biotech brabançonne a en effet lancé le processus devant mener à une introduction en bourse à l'horizon avril ou mai 2017. Elle deviendrait ainsi la 3e biotech wallonne, spécialisée en thérapie cellulaire, à faire son entrée sur les marchés après Ceylad et Bone Therapeutics.

Cela faisait deux ans, que la société alimentait les rumeurs d'une éventuelle IPO. En juin dernier, nous vous révélions que des contacts avaient été pris avec des intermédiaires financiers et juridiques pour concrétiser une entrée en Bourse en 2017.

Désormais, le CEO John Tchelingerian annonce dans "Le Soir" son intention de lever entre 30 et 40 millions d'euros. Depuis sa création en 2009, Promethera - qui dispose d'un actionnariat très diversifié avec en tête le fonds Vesalius (17%) et la SRIW (10%) - a levé 67 millions d'euros; et ce via des augmentations de capital, des subventions ou des avances récupérables de la Région wallonne.

On savait que la société partirait prochainement en quête de 10 à 15 millions pour renflouer les caisses permettant une liquidité suffisante jusqu'à la mi-2018. Des négociations sont d'ailleurs actuellement en cours avec au moins deux investisseurs japonais et un investisseur coréen afin de lever 6 à 10 milllions d'euros. S'ajouteront encore 4 millions des actionnaires actuels.

Quoi qu'il en soit, cette IPO signe aussi un virage stratégique. "Le Soir" rappelle que depuis sa création, Promethera s'est concentré sur les maladies génétiques orphelines. Ce marché étant par définition étroit, Promethera n'a jamais réellement suscité l'intérêt de grands groupes.

Avec l'arrivée du nouveau CEO en 2015, de nouvelles portes s'étaient ouvertes avec les études sur les propriétés anti-inflammatoires des cellules souches du foie permettant d'étendre leurs recherches aux maladies inflammatoires, comme la stéatose hépatique non alcoolique; une maladie qui touche 34 millions de personnes à l'échelle européenne. Au niveau mondial, John Tchelingerian évoque un marché de 35 à 40 milliards de dollars à l'horizon 2018-2020.

Néanmoins, lancer des études cliniques autour de cette pathologie coûte cher, très cher d'où l'intention de Promethera de séduire les marchés.  

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