Ter Beke veut vendre des lasagnes en Chine

Dirk Goeminne, CEO de Ter Beke. ©Tom Verbruggen

Le groupe alimentaire Ter Beke va mettre l'accent sur l'export. Il veut commercialiser des lasagnes en Chine et des lasagne halal au Moyen-Orient. Le rêve du CEO actuel est de voir le groupe atteindre le milliard d'euros de chiffre d'affaires.

Dirk Goeminne, le CEO de Ter Beke , qui devrait quitter son poste en 2018, rêve de voir l’entreprise de charcuterie et de plats préparés atteindre un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros. Le chemin est encore long. L’an dernier, les ventes se sont élevées à 419 millions d’euros.

Pour atteindre cet objectif, Ter Beke souhaite vendre des lasagnes en Chine. Pas sous le label "Come a Casa" mais sous un nom chinois adapté. "Puisque nos matières premières sont internationales pourquoi ne vendrions-nous pas nos produits à travers le monde entier?" souligne Dirk Goeminne.

Ter Beke a également ajouté des lasagnes halal à sa gamme de produits. Pour les musulmans d’Europe occidentale dans un premier temps et pour l’exportation ensuite.

Surgelé

Pour exporter en Asie et en dehors de l’Europe, Ter Beke va surgeler ses lasagnes. Une décision surprenante dans la mesure où le groupe alimentaire s’est positionné dans les produits frais mais une étape indispensable pour la lointaine exportation.

Pour cela, Ter Beke peut compter sur la société française Stefano Toselli avec laquelle elle a conclu, voilà des années, un accord pour construire une usine en Pologne afin de conquérir le marché d’Europe de l’Est. Le groupe belge dispose d’une option pour racheter la part du Français. Mais, à ce stade, rien n’a encore été décidé. En 2015, Ter Beke a acquis une participation minoritaire de 33% dans Stefano Toselli.

Croissance externe

Pour pouvoir un jour atteindre les ambitions de Goeminne d’un milliard de chiffre d’affaires Ter Beke n’aura pas d’autre choix que d’opter pour une croissance externe. Car, si dans les plats préparés il existe sans doute de la croissance, ce n’est pas le cas de la charcuterie qui est un marché très stable. 

Le groupe regarde plusieurs opportunités de rachat, admet René Stevens le directeur financier. Le bilan est prêt pour cela. Aussi bien la division charcuterie que celle des plats préparés pourraient être renforcées.

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