Tirée par le pétrole, Wall Street finit en baisse

©© Richard Levine/Demotix/Corbis

Wall Street a baissé lundi, plombée par un fort déclin des cours du pétrole, qui a éclipsé une série d'indicateurs peu concluants sur l'économie américaine: le Dow Jones a cédé 0,52% et le Nasdaq 0,25%.

La Bourse de New York a clôturé la séance de lundi à la baisse, après une série de chiffres mitigés sur le dynamisme de l'économie américaine.

Le Dow Jones a cédé 0,52% à 17.598,20 points. Le Nasdaq, à dominante technologique, a abandonné 0,25% à 5.115,38 points. Enfin, l’indice élargi S&P 500 a perdu 0,28% à 2.098,04 points.

Le pétrole tire vers le bas

"Des groupes au poids très important dans les indices ont beaucoup baissé", a souligné Gregori Volokhine, de Meeschart Financial Services. En ce sens, "ce sont les cours du pétrole qui font bouger la Bourse". Face aux inquiétudes sur l'économie chinoise et à la surabondance persistante de pétrole dans le monde, les prix de l'or noir ont chuté de quelque 7% lors des deux séances écoulées, et ont entraîné avec eux les cours du secteur de l'énergie, dont ceux des majors Chevron et ExxonMobil.

"Ca suffit pour faire baisser les indices", a insisté M. Volokhine. "ExxonMobil, c'est 3% du Dow Jones, et Chevron en fait 3,5%." Dans le même ordre d'idée, il estimait que la baisse de l'action du groupe informatique Apple, plus grande capitalisation boursière aux Etats-Unis, était "un phénomène beaucoup plus inquiétant", d'autant qu'elle s'explique moins facilement.

Ces baisses notables ont fait oublier au marché un calendrier riche en indicateurs, qui n'ont guère permis aux investisseurs de tirer des conclusions sur l'état de l'économie américaine. "Les statistiques du jours ont été mitigées", a noté Art Hogan, de Wunderlich Securities. "Si l'on regarde les dépenses et revenus des consommateurs, les revenus ont dépassé les attentes tandis que les dépenses y ont répondu" en juin.

"Si l'on regarde les dépenses de constructions, le chiffre est un peu faible", avec une très légère hausse de 0,1% le même mois, "mais elle avait monté d'environ 1% en mai, donc il y a toujours une nette amélioration sur deux mois", a-t-il énuméré. Parmi les autres chiffres digérés par le marché, qui attend surtout pour vendredi un rapport mensuel sur l'emploi américain, l'inflation annuelle a très légèrement accéléré en juin à 0,3% mais reste loin de l'objectif de 2% fixé par la Réserve fédérale (Fed).

Le marché obligataire montait. Vers 22h20, le rendement des bons du Trésor à dix ans reculait à 2,153% contre 2,187% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,858% contre 2,910% auparavant.

Les ventes de voitures en forme

Parmi les valeurs, l'actualité était dominée par les chiffres mensuels sur les ventes de voiture, qui ont atteint des niveaux plus vus depuis au moins 2007. Premier groupe automobile du pays, General Motors a vu ses ventes rebondir plus que prévu et a pris 0,54% à 31,68 dollars. Ford , le numéro deux américain, a de son côté progressé de 0,74% à 14,94 dollars après avoir enregistré son meilleur mois de juillet depuis 2006. Et puis surtout, Fiat Chrysler , troisième constructeur américain, a gagné 2,15% à 16,14 dollars, limitant ainsi l'impact de deux affaires qui ont écorné son image le mois dernier, en vendant lui aussi plus voitures que prévu en juillet.

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