Publicité

Vendre ses actions en mai...Vraiment?

©AFP

Impossible de ne pas revenir, à l'approche du mois de mai, sur le célèbre adage boursier "Sell in may an go away". Faut-il réellement se tenir à l'écart du marché à cette époque-là de l'année? La réponse de Fidelity.

Faut-il réellement, comme le suggère un adage boursier célèbre, vendre ses actions en mai ?

" Sell in may an go away " dit le dicton dans sa version courte. In extenso, on lui connaît deux fins différentes faisant toutes deux référence à une course hippique : " …and buy back on the Derby day ", soit début juin, ou " …and come back on St. Leger Day ", soit-mi septembre.

Le premier traduirait la baisse d’activité rencontrée sur les marchés en raison des nombreux jours fériés qui rythment le mois de mai. Le second fait référence à la saison hippique en Grande-Bretagne qui se clôture avec la course de St Leger le 13 septembre et qui était synonyme d’intense activité sociale au détriment des transactions boursières.

Voilà pour le volet petite histoire. Qu’en est-il dans la réalité ? Fidelity, l’un des plus grands gestionnaires de fonds de placement au monde, s’est penché sur la question. " Ce modèle a été relativement fiable au cours des dernières années en ce qui concerne le côté " going away " explique Fidelity sur son site. En effet, les volumes ont été très faibles au cours des cinq derniers étés. Par contre, en ce qui concerne le return moyen du Dow Jones, s’il a été plus bas en été qu’en hiver et au printemps au cours des 50 dernières années, il a fortement varié d’une année à l’autre. Il a même été positif lors des deux derniers mois de mai. "

Entre 1928 et 2014, le marché des actions a présenté un bilan positif à 49 reprises à l’issue du joli mois, soit dans 56% des cas. Sur cette période, le return moyen de mai a atteint 0,6%, avec une chute de 23% en 1932 et un bond de 23% en 1933.

©Fidelity

Alors que faire ? Même s’il vous semble adéquat de boucler vos positions avant l’été, le mois de mai ne semble pas le moment le plus opportun pour le faire. " Si vous êtes hors du marché pendant ce mois-là, l’histoire démontre que vous risquer de passer à côté d’opportunité de returns positifs " explique Ching Tan, analyste technique chez Fidelity. Par contre, le moment est sans doute propice pour réaliser des bénéfices sur des valeurs pour lesquelles vous ne visez pas le long terme. Pour le reste de votre portefeuille, continuez à appliquer votre stratégie, conseille Fidelity.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés