Vers une hausse de 10% des résultats trimestriels à Wall Street

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Près de 40% de cette croissance à Wall Street est le fait du secteur des entreprises énergétiques. Celui-ci a bénéficié du bond de plus de 50% des prix du pétrole et du gaz en 12 mois.

Il y a longtemps que la croissance des bénéfices n’avait plus été aussi élevée pour les sociétés cotées à la Bourse de New York. Les chiffres que celles-ci s’apprêtent à publier à partir de ce 13 avril risquent fort en effet de ravir les actionnaires. Selon un calcul effectué par Bloomberg, sur la base des avis d’analystes que l’agence d’informations financières suit, les bénéfices engrangés au cours des trois premiers mois de cette année devraient avoir progressé de 9,7% en moyenne pour les 500 sociétés composant l’indice S&P 500, sur des ventes en hausse de 6,7%.

Croissance énergétique

Pas mal du tout. Dans la mesure où, si ces prévisions se concrétisent, il s’agira du troisième trimestre positif d’affilée pour les performances réalisées par ces entreprises. La croissance avait été de 3,1% durant la période allant de juillet à août 2016 et de 5,8% entre octobre et décembre 2016.

De plus, pour peu que les analystes aient modéré leurs prévisions à l’instar de ce que l’on a observé au dernier trimestre de 2016 – en réalité, ils tablaient sur une croissance de 3,8% au début de cette saison des annonces –, la croissance des profits pourrait être alors supérieure aux 9,7% attendus. À suivre donc.

+5,8%
Si l’on met entre parenthèses les secteurs des entreprises actives dans l’énergie, la croissance des profits revient à 5,8%.

Cela dit, le secteur des compagnies actives dans l’énergie compte pour beaucoup dans cette performance. Redressement des prix des produits énergétiques oblige: le prix moyen du baril de WTI est passé de 33,6 dollars au premier trimestre de 2016, à 51,77 dollars durant la période correspondante de cette année. Soit un bond de 54%! Le prix du gaz a adopté un profil haussier similaire aux Etats-Unis. Il a aussi progressé de 54% pour atteindre 3,05 dollars par mmBtu (British thermal units). Le champion dans ce compartiment pourrait bien être ExxonMobil pour qui les analystes tablent sur un rebond de 106% des profits par actions (éléments exceptionnels décomptés). Tandis que les sociétés actives dans le gaz et le pétrole de schiste devraient avoir vu leurs performances financières s’améliorer à l’image de Chesapeake, SouthWestern Energy ou encore de Devon Energy, les acteurs spécialisés dans les services pétroliers comme Schlumberger (-34%) devraient être restés à la peine.

Si l’on mettait maintenant entre parenthèses ce secteur de l’énergie dans l’indice S&P 500, la croissance de résultats finaux des entreprises reviendrait à 5,8% et celle des chiffres d’affaires à 4,52%.

Les banques brillent mais pas à Wall Street

D’autres secteurs ont traversé avec brio le premier trimestre. On épinglera celui des banques où les profits sont attendus en progrès de 12% en moyenne. Ce secteur inaugurera la saison des publications de résultats jeudi prochain. Wells Fargo (-2,1%), JP Morgan (+ 15,6%) et Citigroup (=) seront les premières à se livrer à cet exercice, suivies par Goldman Sachs (+ 83%) et Bank of America (+ 49%) mardi prochain.

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Affectée par l’affaire des comptes fictifs, Wells Fargo devrait compter parmi les rares banques à publier des chiffres en légère baisse.

En dépit des beaux résultats accumulés par ces institutions financières, ce secteur a déçu ces dernières semaines à Wall Street. C’est que le scepticisme grandit à l’égard de l’idée selon laquelle une hausse des taux de la Réserve Fédérale soutiendra les marges des banquiers.

En revanche, les valeurs technologiques ont dans l’ensemble mieux tenu le cap haussier à la Bourse de New York, emmenées par Apple dont on prévoit une hausse de 6,2% de ses résultats finaux entre janvier et mars. Ce pourcentage devrait monter à 23% chez Alphabet , à 49,3% chez Intel et à 114% chez Facebook. Ce dernier lorgne la 5e place du classement des plus grosses capitalisations boursières au monde détenue par Berkshire Hathaway. IBM afficherait pour sa part une croissance négative de 21% pour ses profits.

Parmi les autres secteurs, celui de l’automobile sera affecté par des bénéfices en chute libre chez Ford (-43%). Une chute que la réduction de moitié des pertes chez Tesla ne suffira pas à compenser.

Depuis son introduction à la cote en juin 2010, Tesla n’aura connu que 9 trimestres positifs. Côté constructeurs de camions et d’engins de chantiers, les performances sont en recul pour Paccar (-12,5%), celui qui détient la marque DAF et Peterbilt entre autres, et Caterpillar (-11%).

La pharma, et surtout les entreprises biotechs publieront, entrevoient les analystes sondés par Bloomberg, des résultats finaux en baisse, à l’exception notable de Merck (+ 49%) et de Johnson & Jonhson (+ 10%). Les prévisions de bénéfices ne brillent guère au rayon de la consommation. Ceux de WalMart (-1,8%) et de Coca-Cola (-4,4%) devraient se tasser, tandis que ceux de Procter & Gamble (+ 0,3%) ou de Nike (+ 1,8%) seront tout juste positifs.

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