Wall Street achève en légère baisse une séance agitée

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La Bourse de New York a légèrement baissé mardi à l'issue d'une séance pendant laquelle elle a beaucoup tangué, partagée entre l'incertitude géopolitique et l'optimisme de nombreux investisseurs: le Dow Jones a perdu 0,02% et le Nasdaq 0,24%.

Après le saut de puce enregistré la veille, la Bourse de New York n'a pas trouvé les ressources nécessaires pour continuer sa marche en avant. Ce mardi, il flottait un sentiment général de défiance que les analystes peinaient à attribuer à une raison particulière, le tout dans un contexte international très tendu. Wall Street a dès lors joué la prudence.

Le Dow Jones a perdu 0,02% à 20.651,30 points , le S&P500 0,14% sous les 2.354 points  et le Nasdaq 0,24% à 5.866,77 points.

L'"indice de la peur" atteint un pic de 5 mois

Le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, s'est rendu mardi à Moscou porteur d'un message commun des puissances du G7 et de leurs alliés au Proche-Orient dénonçant avec force le soutien de la Russie au régime du président syrien, Bachar al Assad. Alors que Donald Trump semble finalement vouloir endosser le costume de leader du monde occidental traditionnellement dévolu au président américain, Rex Tillerson a encore haussé le ton contre Damas et Moscou à l'issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7, à Lucques en Toscane.

De leur côté, les médias nord-coréens ont mis en garde mardi les Etats-Unis contre une attaque nucléaire, qui disent-ils serait déclenchée au moindre signe laissant croire que Washington cherche à mener une frappe préventive contre la Corée du Nord.

L'indice de volatilité VIX du CBOE, également surnommé "l'indice de la peur" de Wall Street, a atteint un pic de cinq mois tandis que les cours de l'or, valeur refuge traditionnelle, ont bondi de 1,4% pour se traiter à un plus haut depuis novembre.

L'action United Airlines chahutée

Le secteur financier, qui ouvrira jeudi le bal des premiers résultats trimestriels de l'année, a souffert. Le compartiment financier a finalement terminé sur un repli de 0,26% après avoir un temps reculé de 1,4%.

Mais ce sont surtout les compagnies aériennes qui ont agité les marchés. L'évacuation forcée d'un passager d'un vol surbooké de United Airlines a fait scandale, suscitant un tollé sur les réseaux sociaux. L'affaire a aussi préoccupé les investisseurs de la place new-yorkaise où l'action United Continental a cédé plus de 4% durant la séance. Devant l'hémorragie du cours de Bourse, le patron a présenté ses excuses. Au final, la chute fut moins rude. Le titre a abandonné 1,13%à 70,71 dollars.

Les déboires de United profitent à American Airlines, dont l'action a gagné 3,80% à 43,93 dollars, inscrivant la plus forte hausse du S&P 500. Cette progression s'explique également par la révision à la hausse par le premier transporteur aérien américain de sa prévision de revenus unitaires.

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