Wall Street baisse à deux jours de la présidentielle

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Wall Street a clôturé en baisse ce vendredi, les prises d'initiatives restant limitées avant le premier tour de l'élection présidentielle française dimanche et en dépit de l'annonce par le président américain Donald Trump qu'il présentera mercredi prochain un plan de réductions "massives" d'impôts pour les ménages et les entreprises.

La prudence des Bourses européennes à deux jours du premier tour d'une élection indécise en France s'est exportée au-delà de l'Atlantique, où la Bourse de New-York a connu une légère baisse, en dépit d'une actualité animée par de nombreux résultats d'entreprises.

Le Dow Jones  a perdu 0,15%, tandis que le Nasdaq  a reculé de 0,11%. Le S&P 500  a cédé lui 7,15 points, soit 0,3%, à 2.348,69 points.

Après deux semaines consécutives de recul, les principaux indices de Wall Street affichent toutefois une progression hebdomadaire, portés par de solides résultats d'entreprises et les espoirs d'une annonce par le président américain de son plan de réductions d'impôts.

Donald Trump a promis ce vendredi de dévoiler mercredi prochain un plan fiscal comprenant des baisses d'impôts "massives" pour les ménages et les entreprises. Si le risque politique français a alimenté la prudence, les opérateurs de marché restent attentifs aux nombreux résultats d'entreprises, qui continuent de soutenir le sentiment de marché.

Sur les 95 entreprises du S&P 500 qui ont publié jusqu'à présent leurs résultats trimestriels, 75% ont affiché des performances supérieures aux attentes, selon des données de Thomson Reuters, une proportion supérieure aux 71% constatés sur les quatre derniers trimestres. Les profits des entreprises du S&P 500 devraient ressortir en hausse de 11,2% sur le trimestre, leur plus forte progression depuis 2011.

Aux valeurs, Honeywell International a ainsi terminé en hausse de 2,67%, troisième plus forte hausse du S&P 500, en réaction à l'annonce d'un bénéfice trimestriel en progression de 9% et supérieur aux attentes. A l'inverse, Mattel a dévissé de 13,57% et accusé la plus forte baisse du S&P 500, après la publication d'une perte trimestrielle beaucoup plus marquée que prévu ainsi qu'une baisse de ses ventes.

Le groupe publicitaire Interpublic a reculé de 3,1%, le marché sanctionnant un chiffre d'affaires trimestriel inférieur au consensus. Les résultats de Schlumberger, le numéro un mondial des services pétroliers, ont aussi été mal accueillis (-2,2%). De son côté, General Electric a cédé 2,40%, affichant la deuxième plus forte baisse du Dow Jones, après la publication des résultats trimestriels du conglomérat, marqués par un baisse de 1% du chiffre d'affaires et par un flux de trésorerie négatif pour ses principales activités industrielles.

Seul indicateur notable du jour aux Etats-Unis, les reventes de logements s'affichent au plus haut depuis dix ans pour le mois de mars selon l'Association nationale des agents immobiliers américains.

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