Wall Street n'aime pas les incertitudes politiques

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La Bourse de New York a fini en baisse mardi en raison du repli de plusieurs secteurs que l'élection de Donald Trump avait favorisés depuis début novembre, notamment les banques et la santé.

Les marchés américains étaient de retour d'un long week-end ce mardi. Devant la masse de déclarations politiques (lire plus loin), signées principalement Donald Trump, les investisseurs ont opté pour la prudence et les indices à Wall Street ont perdu des plumes.

Tiraillés par des valeurs bancaires sensibles au Brexit, le Dow Jones et le S&P500 ont tous les deux lâché 0,30% à 19.826,70 points et 2.267,86 points. Exemple avec Morgan Stanley. La banque a fait part de résultats solides pour 2016 avec une accélération de ses activités de courtage au quatrième trimestre, mais n'est pas parvenue à en tirer profit, cédant 3,79% à 42,15 dollars. Ses concurrentes ont reculé dans les mêmes proportions.

Du côté du Nasdaq (-0,63% à 5.538,73 points), les biotechs ont pesé sur la tendance, ne sachant plus sur quel pied danser à mesure que la réforme de l'Obamacare voulue par Trump prend forme.

A contre-courant, le cigarettier Reynolds (Camel) a grimpé de 3,06% à 57,68 dollars après sa prise de contrôle pour presque 50 milliards de dollars par le British American Tobacco (Lucky Strike).

Les réactions tous azimuts de Donald

Le futur président a tenu lors du week-end plusieurs propos que des analystes jugeaient susceptibles d'inquiéter la Bourse, alors que celle-ci avait bondi dans le sillage de son élection début novembre. Il s'est notamment inquiété de la force du dollar, dans un entretien au Wall Street Journal, déclenchant un brusque affaiblissement du billet vert. Il a aussi assuré vouloir maintenir une assurance-maladie "pour tous", ce qui souligne ses divergences avec une majorité parlementaire républicaine décidée à abroger sans autant de conditions la réforme "Obamacare", et tenu de nouveaux propos protectionnistes en menaçant de taxer lourdement les importations de véhicules produits par les constructeurs allemands au Mexique.

Du point de vue international, Wall Street a aussi "assimilé des propos de Theresa May, la chef du gouvernement britannique, sur le Brexit", ont écrit les experts de la maison de courtage Charles Schwab. La réaction des marchés était dans l'ensemble mitigée, May étant allée dans le sens d'un "Brexit dur" en évoquant une rupture "claire et nette" avec l'Union européenne, mais les investisseurs ne s'affolant pas et semblant satisfaits d'obtenir enfin des précisions sur le sujet.

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